Remerciement Général des renforts à Champerret

BRIGADE INSIDE – Ensemble face au Covid-19

EMIA, ENSTA, RMED avec la BSPP. Depuis le début de l’année, la brigade de sapeurs-pompiers de Paris fait face à l’épidémie de COVID-19. En marge de l’opération « Résilience », la réponse opérationnelle de la BSPP est renforcée par les écoles et régiments des armées. Portrait de trois militaires de ces institutions, venus nous épauler.

ASPIRANT YOUSSEF B.

L’EMIA EN RENFORT

 

Aspirant à l’école militaire interarmes (EMIA), Youssef à démarré sa carrière à la Brigade. Face à l’épidémie, il reprend du service aux côtés de ses anciens camarades.

« Servir sous les drapeaux, c’était une évidence pour moi », affirme l’aspirant Youssef B. Droiture, maturité et sens aigu des responsabilités se dégagent naturellement du jeune officier de 24 ans lorsqu’il évoque son passage au sein de la BSPP. 

Originaire du Val-de Marne, Youssef entre en 2015 à Villeneuve-Saint-Georges et rejoint ensuite le centre de secours Bondy (14e CIS). Le jeune pompier devient rapidement caporal puis caporal-chef. Il s’initie au commandement opérationnel et se fait muter à la caserne Blanche (7e CIS).  En 2019, après une longue préparation, il passe les examens pour l’EMIA, réussit le concours avec succès et intègre la formation. « Une fois sur les bancs de l’école, j’ai rencontré des camarades de toute l’armée de Terre, témoigne-il. Je tire de cette formation une belle aventure humaine. »

« C’EST UNE CHANCE DE POUVOIR SE RENDRE UTILE »

En mars 2020, l’épidémie du coronavirus pousse les écoles de Saint-Cyr Coëtquidan à fermer leurs portes. Les élèves sont sommés de rentrer chez eux pour se confiner. Rapidement, les six anciens pompiers de Paris, en formation à l’EMIA, voient dans cette crise l’occasion de se rendre utile. « Avant de partir, nous sommes allés à la rencontre de la direction pour leur faire part de notre idée : nous mettre à disposition de la BSPP, raconte Youssef. »

Depuis le 3 avril, l’aspirant arbore à nouveau l’uniforme du pompier de Paris. Il a rejoint son ancienne affectation, Blanche, et a retrouvé ses camarades. « Je prends principalement du chef d’agrès VSAV et du sergent de jour, précise-il. Mon rôle consiste à renforcer le service. En général, je suis de garde 72 heures d’affilé. » Youssef considère cette situation comme une chance. « Pour la première fois, des élèves de l’EMIA sont rappelés par leur ancienne formation dans un contexte opérationnel, conclut-il. C’est une chance de pouvoir se rendre utile. »

MG

ASPIRANT EMERYS A.

LES ÉLÈVES INGÉNIEURS MONTENT AU FRONT

Originaire du Val-de-Marne, l’aspirant Emerys, 22 ans, a grandi sur le secteur Brigade. Après un cursus en classe préparatoire, il est admis à l’école supérieure nationale des techniques d’armement, soeur de l’école Polytechnique, dans le but de devenir ingénieur militaire. Son cursus d’élève ingénieur prévoit un stage de première année au sein des armées. C’est dans ce contexte que l’aspirant Aw sert actuellement à la BSPP.

« L’objectif global est de servir la France » , entame le jeune officier avec conviction. « Mon cursus d’ingénieur militaire me permettra durant toute ma carrière “d’armer” la France, mais, c’est à la BSPP qu’il m’est aujourd’hui possible de prendre une part active dans la crise que nous traversons actuellement », poursuit-il. Servir à la BSPP est pour lui un honneur. Tout juste sorti du PECCH avec ses 32 collègues élèves ingénieurs de Polytechnique affectés à la BSPP, ils décalent tous actuellement sur le secteur Brigade en tant que chefs d’agrès VSAV. Leur présence est une formidable force vive pour la BSPP en ces temps de crise sanitaire.

Pour faire front, toute l’organisation du service incendie et de secours a été repensée. « La structure même de la caserne est bouleversée. L’objectif est de diminuer les rassemblements et de limiter les flux pendant toute la durée de la crise », précise l’aspirant. La caserne a été scindée en trois groupes et chacun de ces groupes tourne tous les cinq jours.  « Au sein de l’unité, toutes les mesures sont prises pour qu’il n’y ai pas d’attroupement. Tous les gestes barrières sont respectés. Manger en quinconce, limiter le nombre de personnel à la salle de sport, toutes les consignes sont sans cesse rappelées », souligne l’élève ingénieur.

« L’ INTERVENTION POUR COVID DURE UNE HEURE TRENTE À DEUX HEURES »

Affecté au sein de la 5e CIS, au centre de secours Champerret, il prend sa part dans le conflit que livre la BSPP face au COVID-19. Garde après garde, son expérience du risque biologique mûrit. « Les interventions COVID sont plus longues que les interventions classiques. Le temps de s’équiper, de désinfecter et de retirer la tenue, le contact avec la victime est lui-même plus long car il nécessite plus de précautions. L’intervention pour COVID dure facilement une heure trente, voire deux heures dans le cas où l’on aurait une AR (ambulance de réanimation).»  Lorsqu’il est de repos, l’aspirant A. reste confiné au sein du centre de secours, afin de se rendre disponible pour son unité dès que possible.

JF

Soldat de première classe LYLLIA B.

LE RÉGIMENT MÉDICAL EN PREMIÈRE LIGNE

Le soldat de première classe Lyllia appartient au régiment médical de l’armée de Terre (RMED). Elle fait partie des 25 militaires de son unité venus renforcer la BSPP pour faire face au COVID-19.

« Mon régiment a pour vocation de déployer, mettre en œuvre, armer et protéger les unités médicales opérationnelles  (UMO) du service de santé des armées (SSA), explique le soldat de première classe B. Tout juste rentrée d’une mission de courte durée à Tahiti, je suis en permissions lorsque mon chef de section m’ordonne de rejoindre immédiatement mon unité :  je pars à la BSPP.

Au sein de mon régiment, je suis auxiliaire sanitaire (AUXSAN), poursuit-elle. En tant que titulaire des diplômes PSE 1 et 2, le secourisme ne m’est pas totalement inconnu. Le 31 mars, en plein confinement national, nous avons été accueillis à l’état-major de la BSPP par le général commandant la Brigade, le préfet de Police et le gouverneur militaire de Paris, rien que ça ! Très vite, j’ai été affectée au centre de secours Masséna, dans le XIIIe arrondissement de Paris. Une heure plus tard : je décalais au VSAV.

En deux semaines de mission, j’ai assuré un maximum de gardes, assure le première classe B. Toujours d’une durée de 48 heures et toujours au VSAV. C’est un rythme assez fatiguant car les journées sont denses et les nuits, presque blanches. Nous avons traité plusieurs cas suspects de coronavirus par jour. En soi, la mission COVID est relativement simple et visuellement, elle n’est pas forcément impressionnante. Mais elle est contraignante, et aussi sournoise. Il faut se protéger, il faut porter systématiquement les équipements de protection individuelle (EPI) pour limiter les risques de contagion. Parfois, c’est assez compliqué, comme lorsque nous avons réalisé un massage cardiaque pendant près de 45 minutes, avec tous les EPI du COVID.

La BSPP est au premier plan, au coeur de l’action, conclut le soldat de première classe Lyllia B. J’ai énormément appris de cette mission, tant opérationnellement qu’humainement. »

L’INFO EN +

La devise du régiment médical est Servire pro Salvare (Servir pour Sauver). Un précepte assez proche de la BSPP.

NB

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CRÉDITS

Textes : Sgt Nicholas Bady ; CPL Jean-Benoît Flye ; 1CL Maxime Grimaud

Photos : 1CL Karim Ply

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