Lieutenant-colonel Claire Boët, NOUVEAU CHEF du bureau communication

Les rencontres d’ALLO DIX-HUIT — Cet été, le bureau communication a accueilli son nouveau chef, le lieutenant-colonel Claire Boët. Après un an de tuilage avec son prédécesseur pour s’imprégner du monde particulier des sapeurs-pompiers de Paris, elle est entrée rapidement dans sa mission. ALLO DIX-HUIT est allé à sa rencontre pour mieux la connaître.

Har­ry Cou­vin —  — Modi­fiée le 4 mai 2021 à 05 h 44 

Quelle était votre der­nière affectation ?

J’ai été affec­tée à la BSPP le 1er août 2019. Avant cela, je ser­vais comme char­gée de mis­sion au ser­vice infor­ma­tion et rela­tions publiques de l’armée de Terre (SIRPA Terre).

Dans quel état d’esprit enta­mez-vous cette nou­velle mission ?

Je l’aborde sur­tout avec beau­coup d’humilité, car j’hérite d’un bureau magni­fique, qui fait un tra­vail remar­quable. Mais éga­le­ment parce que j’arrive dans une nou­velle mai­son. Cela me pro­cure énor­mé­ment d’enthousiasme, car c’est un chan­ge­ment total dans ma vie pro­fes­sion­nelle. J’apprends un nou­veau métier et j’intègre un nou­veau monde, une nou­velle famille.

L’immersion dans l’univers pom­pier a dû être exigeante…

Tout à fait ! Je suis qua­si­ment repar­tie à zéro. Mis à part le « garde-à-vous — repos »… [Rires] Plus sérieu­se­ment, l’ADN mili­taire est le même, mais la mis­sion, le maté­riel, tout est très dif­fé­rent. En tant que chef du bureau com­mu­ni­ca­tion, il fal­lait que je m’imprègne de tout ça pour pou­voir par­ler du métier. Pour pou­voir com­mu­ni­quer cor­rec­te­ment, il fal­lait que je com­prenne com­ment les pom­piers de Paris sont for­més, com­ment ils tra­vaillent, com­ment ils agissent en inter­ven­tion, com­ment ils s’entraînent. Tout ceci en un an de for­ma­tions et d’immersions où j’ai appris beau­coup de choses et c’était passionnant.

Quelle est votre concep­tion de la com­mu­ni­ca­tion institutionnelle ?

C’est pri­mor­dial pour moi parce qu’ici cela repré­sente l’image de la Bri­gade. C’est un effort de longue haleine et de tous les ins­tants, car il suf­fit de pas grand-chose pour brouiller cette image. Notre tra­vail consiste à ren­for­cer la répu­ta­tion de la Bri­gade. Au quo­ti­dien, chaque sapeur-pom­pier de Paris y contri­bue dans son enga­ge­ment pro­fes­sion­nel et sa vie per­son­nelle, à nous de valo­ri­ser son action pour faire rayon­ner la BSPP dans son ensemble.

La double-tutelle (armée de Terre et pré­fec­ture de Police) de la Bri­gade confère-t-elle une par­ti­cu­la­ri­té en termes de communication ?

Oui, c’est vrai­ment par­ti­cu­lier. Il faut s’adapter à cette double tutelle pour construire notre propre com­mu­ni­ca­tion. Mais même si face aux médias, nous dépen­dons de la pré­fec­ture de Police, nous sommes fina­le­ment assez auto­nomes, notam­ment grâce aux réseaux sociaux.

De quelle façon pour­rions-nous amé­lio­rer la com­mu­ni­ca­tion interne ?

C’est vrai que lorsqu’on pense com­mu­ni­ca­tion, on ima­gine ins­tan­ta­né­ment les rela­tions médias, mais il ne faut jamais négli­ger la com­mu­nau­té interne parce qu’il serait anor­mal que cer­taines infor­ma­tions Bri­gade soient dans les médias avant que les pom­piers de Paris en soient eux-mêmes infor­més. Même si la com­mu­ni­ca­tion interne est sou­vent le parent pauvre de la com­mu­ni­ca­tion, il ne faut pas la délais­ser au risque d’alimenter « Radio Bri­gade » en bruits de cou­loirs. Notre vec­teur prin­ci­pal est, bien sûr, Info­Bri­gade dans lequel, tous les mois, on trouve énor­mé­ment d’informations sur la vie du Corps. Nous avons même, depuis le mois d’octobre, enri­chi cette news­let­ter avec une rubrique spé­ci­fique, ali­men­tée direc­te­ment par le bureau res­sources humaines, pour que le pom­pier de Paris soit le pre­mier au cou­rant des infor­ma­tions qui concernent direc­te­ment sa carrière.

“Il faut maî­tri­ser le tem­po de notre com­mu­ni­ca­tion si l’on veut res­ter efficace.”

Nous sommes entrés dans une phase où l’innovation BSPP va être mise en avant. Quelles seront les inno­va­tions au BCOM ?

La récente période de confi­ne­ment nous a inci­té à réflé­chir sur notre capa­ci­té à pou­voir réa­li­ser des lives sur les réseaux sociaux. Nous ne sommes pas capables aujourd’hui de dif­fu­ser en direct une pas­sa­tion de com­man­de­ment ou quelque autre céré­mo­nie. Nous l’avons fait à l’occasion du 18 sep­tembre, mais mal­heu­reu­se­ment l’opération a été sous-trai­tée. Nous devons à terme être capables de réa­li­ser ce genre de pres­ta­tion. Notam­ment pour les PRD (pré­sen­ta­tions des recrues au dra­peau) où seules les familles proches sont conviées (hors crise sani­taire), mais cette inno­va­tion pour­rait per­mettre à un plus grand nombre d’en profiter.

Et au-delà des lives ?

Le monde des tech­no­lo­gies de l’information et la com­mu­ni­ca­tion évo­lue en per­ma­nence, avec de nou­veaux for­mats. Notre rôle consiste aus­si à effec­tuer de la veille à la fois tech­no­lo­gique, quant au maté­riel que l’on uti­lise, mais éga­le­ment sur les nou­veaux for­mats pro­po­sés par les pla­te­formes de réseaux sociaux pour y adap­ter nos contenus.

Les réseaux sociaux sont deve­nus incon­tour­nables. Com­ment peut-on y opti­mi­ser notre influence ?

Nous sommes pré­sents actuel­le­ment sur Twit­ter, Face­book, Ins­ta­gram, You­Tube et Lin­ke­dIn. Nous essayons d’optimiser notre influence en pro­po­sant des conte­nus tou­jours plus inno­vants, par­fois humo­ris­tiques, par­fois déca­lés. Évi­dem­ment, l’activité opé­ra­tion­nelle est le thème pré­fé­ré de nos abon­nés qui sont nom­breux à suivre et à com­men­ter. C’est donc pour nous une source de visi­bi­li­té qui n’est pas neutre.

Dans quel sens ?

Par exemple cet été, nous avons par­ta­gé une publi­ca­tion sur les appels abu­sifs qui a été très lar­ge­ment reprise dans les médias. On se rend donc compte que nous sommes très sui­vis par le grand public, mais aus­si par de nom­breux médias qui reprennent par­fois nos publi­ca­tions pour les dif­fu­ser ou comme point de départ d’articles ou de reportages.

Aujourd’hui, les médias réagissent à la seconde sur les évé­ne­ments. Est-ce une dif­fi­cul­té sup­plé­men­taire lorsqu’il faut gérer une crise ?

Ce n’est pas une dif­fi­cul­té par­ti­cu­lière, il faut seule­ment en avoir bien conscience et ne pas céder à l’urgence média­tique. Les médias veulent tou­jours être les pre­miers à avoir l’info, les pre­miers à publier, mais ce qui est cer­tain, c’est que la bri­gade de sapeurs-pom­piers de Paris ne peut pas se per­mettre d’avoir un doute lorsqu’elle com­mu­nique une infor­ma­tion. Les médias ont leur timing, ils nous mettent par­fois la pres­sion. Notre rôle est de tem­po­ri­ser puis leur don­ner des infor­ma­tions, uni­que­ment lorsque ces der­nières sont véri­fiées avec cer­ti­tude. Nous béné­fi­cions d’un cré­dit de confiance impor­tant et nous ne pou­vons pas nous per­mettre de le dégra­der juste parce que les médias nous forcent la main. Il faut maî­tri­ser le tem­po de notre com­mu­ni­ca­tion si l’on veut res­ter efficace.

Com­ment voyez-vous l’avenir d’ALLO DIX-HUIT ?

ALLO DIX-HUIT, le maga­zine de l’association pour le déve­lop­pe­ment des œuvres sociales des sapeurs-pom­piers de Paris (ADOSSPP) et de la bri­gade de sapeurs-pom­piers de Paris, est un très beau maga­zine. Je suis très atta­chée au maga­zine papier. On a tous un rap­port par­ti­cu­lier au jour­nal que l’on prend dans ses mains, qu’on feuillette à l’endroit, ou à l’envers… Ce sont aus­si des choses que l’on garde. Tous les parents qui ont eu la pho­to de leur bébé dans ADH conservent pré­cieu­se­ment le numé­ro en ques­tion. Mais éga­le­ment tous ceux qui ont vécu une inter­ven­tion mise en exergue dans le Focus ou Pano­ra­ma sont atta­chés à ce maga­zine. L’objectif reste de dyna­mi­ser les conte­nus que l’on déve­loppe en s’appuyant bien sûr sur le numé­rique à tra­vers ADH Le Mag que l’on fait vivre chaque semaine et qui va être le digne pro­lon­ge­ment du maga­zine papier.

Visite de Miss France 2020, Cle­mence Botino

Les grandes lignes de sa carrière

For­ma­tion

▶ ESM Saint-Cyr (Pro­mo­tion Géné­ral Van­bre­meersch)
▶ École de guerre
▶ Cel­sa

Son par­cours

▶ 5e régi­ment du génie (jusqu’en 2010)
▶ État-major de l’OTAN (2014)
▶ SIRPA Terre (2014 – 2019)

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