hommage au caporal Henry

Caporal GEOFFROY HENRY, la cérémonie en images

Vendredi 7 septembre 2018 a eu lieu une cérémonie en l'honneur du caporal Geoffrey Henry dans la cour de l'état-major Champerret en présence de Monsieur le ministre de l'Intérieur, Gérard Colomb et de Madame la ministre des Armées Florence Parly. Retrouvez les plus émouvants moments de cette matinée.

La cérémonie en vidéo

Le mot du général

Aujourd’hui, nous avons honoré notre camarade, le caporal Geoffroy Henry, avec  un hommage de portée nationale. Cette cérémonie, forte et intense, car portée par chacun d’entre nous, qu’il fut présent à Champerret ou de garde dans les centres de secours, traduit notre cohésion face à cette disparition mais aussi notre colère. L’accompagnement de sa famille, en particulier de sa jeune épouse et de son bébé, souligne la solidarité de tous les sapeurs-pompiers de Paris et de ses camarades, en particulier, ceux des 13, 14 et 38 compagnies et du SDIS 26.  Ce sont nos valeurs, c’est notre identité, je regrette qu’elles soient sublimées dans ces circonstances tragiques mais ce sont bien elles qui assurent notre résilience collective et individuelle.

Le caporal Henry a désormais rejoint le panthéon des héros de la Brigade. Chaque lundi, nous l’honorerons. Dans les murs de nos centres de secours, sera gravé son nom.

 

Le ministre d’Etat, ministre de l’intérieur, s’était engagé auprès de moi et de sa famille, il s’est engagé aujourd’hui auprès de vous pour mettre en œuvre des mesures qui non seulement nous permettent d’appréhender les interventions en sécurité mais aussi de revenir à notre cœur de métier, c’est-à-dire l’urgence.

Ce matin, j’étais également soulagé de compter parmi nous, nos deux blessés, le sergent Meynier et le caporal Chauveau qui nous donnent une leçon exceptionnelle de courage et d’humilité.

Après ce moment exceptionnel de fraternité d’armes, je tenais sincèrement  à vous remercier.

signé : Général Gallet, commandant la Brigade

Quelques photos...

Discours intégral du ministre de l'Intérieur

Madame la Ministre des Armées,

Monsieur le Préfet de Police,

Monsieur le Préfet, Directeur Général de la Sécurité Civile et de la Gestion des Crises,

Monsieur le Préfet du département du Val de Marne,

Mon Général, Gouverneur militaire de Paris,

Mon Général, Commandant la Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris,

Madame la Maire de Paris,

Mesdames et Messieurs les Parlementaires,

Monsieur le Président du Conseil départemental du Val de Marne,

Mesdames les Maires,

Monsieur le Président de la Fédération Nationale des Sapeurs-Pompiers de France,

Monsieur le Président de l’association des œuvres sociales de la Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris,

Officiers, sous-officiers, caporaux et sapeurs,

Chère Morgane,

Chère Clarisse et Cher Eric,

Chère Aude,

 

 

« Il ne doit pas être mort pour rien. »

C’est le cri, l’appel, que vous avez lancé, vous, Morgane son épouse, vous, Clarisse et Eric, ses parents, vous Aude, sa sœur.

Et je veux ici vous le dire, devant ses amis, devant ses camarades : je m’engage à ce que le caporal Geoffroy HENRY, ne soit pas mort pour rien.

 

Nous tous qui sommes réunis ici, c’est le cœur étreint que nous rendons un dernier hommage au caporal Geoffroy HENRY, victime du devoir ce mardi.

 

On se rappelle les faits.

 

Il est 17h50 ce 4 septembre lorsque le centre opérationnel de la Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris engage un véhicule de secours et d’assistance aux victimes pour prendre en charge un homme présenté comme « agité et bipolaire ».

 

Un équipage de la 38e compagnie est alors mobilisé.

Composé du sergent Alexandre MEYNIER, du caporal Geoffroy HENRY, et du caporal Rémy CHAUVEAU, il se présente peu avant 18h au domicile de l’individu dans la commune de Villeneuve Saint-Georges.

 

A première vue, celui-ci est calme. Il accepte d’être transporté à l’hôpital, proposant même au sergent MEYNIER et au caporal HENRY de partager un café avec lui.

 

C’est au moment de sortir de l’habitation que tout bascule.

 

Prétextant avoir oublié des papiers, l’individu pénètre à nouveau dans son domicile, et se saisissant d’un couteau, il s’attaque aux deux sapeurs-pompiers qui l’accompagnent.

 

Grièvement blessés, le sergent Alexandre MEYNIER et le caporal Geoffroy HENRY, sont rapidement héliportés vers l’hôpital d’instruction des Armées Percy après avoir reçu de premiers soins de la part du caporal Rémy CHAUVEAU.

Et, caporal Rémy CHAUVAU, comme vous l’a dit le général GALLET, vous pouvez être fier de l’attitude que vous avez eue, votre comportement comme celui du sergent Alexandre MEYNIER sont dignes d’admiration.

 

Malgré vos soins hélas, le caporal Geoffroy HENRY succombe à ses blessures, fauché en pleine jeunesse dans l’accomplissement de sa mission. Aujourd’hui son corps repose devant nous dans cette caserne Champerret.

 

***

 

En cet instant solennel, où nous sommes tous pétrifiés par une immense peine, toutes nos pensées sont tournées vers la famille de Geoffroy.

 

Vers vous, son épouse, Morgane, avec qui il vivait depuis 7 ans un amour fusionnel ;  vers votre fils, Tilio, né il y a deux mois.

Geoffroy le disait souvent : « J’ai hâte que Tilio grandisse pour pouvoir partager avec lui ».

 

Nous pensons à vous, Clarisse, sa maman ; à vous Eric, son papa, vous qui, sapeur-pompier, aviez transmis à Geoffroy la passion de l’engagement au service des autres.

 

Nous pensons à vous, Aude, sa sœur aînée, chez qui Geoffroy aimait se rendre « à l’improviste » avec ce sens profond de la famille qui le caractérisait.

 

Oui, aujourd’hui, votre douleur est aussi la nôtre.

 

Elle est celle de tous les amis de Geoffroy.

De ceux qu’il s’était fait ici, à Paris.

Mais aussi des copains d’enfance, ceux de la région de Valence ; la vôtre, Anthony, vous, son meilleur ami, vous, le parrain de Tilio.

Geoffroy vous présentait souvent comme son « jumeau », tant les liens qui vous unissaient étaient puissants, votre amitié inconditionnelle.

 

Cette douleur est aussi la vôtre, vous, ses camarades de la 38e compagnie ; vous, les 8700 sapeurs-pompiers de la BSPP, déjà endeuillés, en janvier dernier, par la disparition du sergent-chef Jonathan LASSUS-DAVID.

 

Et j’ai aussi une pensée pour les sapeurs-pompiers de la Drôme, un département dans lequel Geoffroy HENRY s’était d’abord engagé comme sapeur-pompier volontaire.

Oui, aujourd’hui, c’est l’ensemble de la famille des sapeurs-pompiers qui est en deuil.

 

C’est l’ensemble du Ministère de l’Intérieur, du Ministère des Armées, qui partagent votre peine.

 

Aujourd’hui, c’est la Nation toute entière qui s’incline devant vous.

 

Car c’est une vie qui a été volée, qui a été brisée dans une tragédie dont on pensait qu’elle ne se produirait jamais.

 

***

 

Geoffroy HENRY avait 27 ans, et près de la moitié consacrés au service des autres.

C’est dès l’âge de 14 ans, qu’il entre chez les Jeunes Sapeurs-Pompiers dans la commune drômoise de Crest.

 

Il obtient vite le brevet des Jeunes Sapeurs-Pompiers, devient animateur JSP, une fonction qu’il occupera trois ans durant, avant de rejoindre le Centre d’Incendie et de Secours de Montvendre comme sapeur-pompier volontaire.

Il a alors 18 ans.

 

Et tous ses collègues le décrivent alors comme un jeune homme passionné, toujours prêt à prendre des gardes, à « décaler ».

 

Parallèlement à ses missions, Geoffroy poursuit ses études et obtient en 2011 son bac électronique.

  1. C’est l’année de votre rencontre, Morgane. Vous vous installez à Charleville-Mézières, où vous suivez des études d’infirmière et où Geoffroy retrouve son parrain, le colonel Gilles GRULET, un sapeur-pompier reconnu de tous.

 

Durant cette parenthèse ardennaise Geoffroy rejoint, en 2014, la BSPP en tant que sapeur-pompier militaire.

 

Au sein de la Brigade, il évolue d’abord à la 13ème puis la 14ème compagnie.

 

Il avait choisi récemment de rejoindre la 38ème compagnie, spécialisée dans les risques NRBC, avec la volonté d’acquérir les compétences nécessaires pour rejoindre, à terme, la vallée de la Chimie et sa région qu’il aimait tant.

 

Geoffroy n’était que depuis 4 ans à la BSPP. Mais en 4 ans il était devenu aux yeux de vous tous un grand professionnel, respectueux de sa hiérarchie, déterminé, acceptant, jour après jour, les missions qui lui étaient attribuées, sachant quel avenir il entendait construire.

C’était aussi un jeune homme animé d’une joie de vivre à toute épreuve, doté d’un sens du contact, de l’amitié qui fait qu’ici, vous l’aimez tous.

 

A la BSPP, il s’était lié d’amitié avec de nombreux camarades dont quelques-uns étaient présents il y a un an, dans la Drôme, lors de votre mariage, Morgane.

 

Amateur de week-ends prolongés durant lesquels il s’adonnait à sa passion pour le sport ou pour la moto, il était avide de découvertes de voyages –à deux reprises, il s’était rendu au Japon, un pays qui le fascinait et dont il aimait la culture, lecteur insatiable de mangas.

 

Si ses camarades de chambre à la Brigade le surnommaient affectueusement « le Hibou », c’est parce que, ce regard si vif que j’ai découvert sur les photos que vous m’avez montrées, était le signe d’un esprit curieux, d’une sensibilité à la beauté du monde, d’une vraie attention aux autres.

 

Mesdames et Messieurs,

 

C’est ce regard – ce sourire, cette énergie, cette droiture – qui ont été emportés ce mardi.

Alors oui, si nous ressentons ce matin une profonde tristesse, c’est aussi un légitime sentiment d’indignation qui vous anime, qui nous anime.

Car chacun d’entre-nous, nous nous posons la question : comment a-t-on pu en arriver là ?

 

Les sapeurs-pompiers le savent bien, c’est chaque jour, dans la lutte contre le feu, qu’ils peuvent mettre leur vie en jeu.

Mais qui peut  admettre qu’un sapeur-pompier soit assassiné parce qu’il va porter secours à une personne, qu’on lui décrit comme en détresse ?

Non ce n’est pas possible, qu’un sapeur-pompier puisse trouver la mort pour secourir la vie.

Cela, nous ne pouvons l’accepter. Cela, je ne l’accepterai pas.

 

 

Chère Clarisse, Cher Eric, les parents de Geoffroy,

Lorsque nous nous sommes rencontrés avant-hier, vous m’avez demandé comme je l’ai rappelé, que votre vœu le plus cher était que tout soit fait pour votre fils ne soit pas mort pour rien.

Alors ici devant vous tous, j’en prends l’engagement solennel: « Le caporal Geoffroy HENRY ne sera pas mort pour rien ».

 

Oui, nous agirons – et j’y veillerai personnellement – pour que la régulation des appels d’urgence soit assurée par un médecin qui puisse indiquer à tous la protection dont doivent bénéficier les sapeurs-pompiers, quelle est la dangerosité des interventions qu’ils ont à accomplir.

Oui, nous agirons pour que les sapeurs-pompiers ne soient les seuls à pâtir des carences ambulancières.

Oui, nous agirons pour que, dans les cas signalés comme dangereux, les sapeurs-pompiers soient accompagnés de policiers comme j’ai recommandé aux préfets de le faire.

 

Oui, nous agirons – et j’y veille personnellement – pour que les individus touchés par des troubles psychiatriques ne soient pas laissés dans nos villes sans surveillance.

J’ai parfois été accusé de vouloir porter atteinte au secret médical en demandant aux directeurs d’agences régionales de santé de travailler en liaison avec tous les préfets.

Mais que valent ces accusations face à la mort d’un jeune homme, d’un jeune mari, d’un jeune père d’un enfant de deux mois ?

 

Alors oui, je continuerai à me battre. Tout sera mis en œuvre pour protéger toutes celles et tous ceux qui s’engagent pour sauver, pour secourir.

Ma détermination est totale. Le Caporal Geoffroy HENRY, j’en fais ici le serment, ne sera pas mort pour rien.

 

***

 

Caporal Geoffroy HENRY,

 

En reconnaissance de votre sacrifice, devant votre épouse, devant votre famille, devant vos amis, vous serez, dans quelques instants, cité à l’Ordre de la nation.

La Ministre des Armées vous concèdera la médaille militaire.

Et je vous ferai, au nom du Président de la République, chevalier dans l’Ordre national de la Légion d’honneur.

 

Je le sais, vous vivrez désormais dans toutes les mémoires.

Ici, à la Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris, mais aussi dans votre terre de Drôme, personne ne vous oubliera.

 

Chaque semaine, votre nom résonnera dans toutes les casernes de la Brigade, aux côtés de ceux qui ont écrit son histoire, dans ses pages tragiques mais aussi glorieuses.

Et du haut de la colline de la Vierge du vœu à Chabeuil, cette colline que vous aimiez tant arpenter, je sais que vous continuerez à veiller sur toutes celles et tous ceux qui vous sont chers : votre épouse, votre fils, vos parents, vos amis.

 

Vivent les Sapeurs-Pompiers de Paris !

Vivent les Sapeurs-Pompiers !

Vive la République !

Et vive la France !

 

Je vous remercie.

 

Si vous souhaitez faire un geste...

… l’Association Des Oeuvres Sociales des Sapeurs-Pompiers de Paris (ADOSSPP) organise une collecte au profit de la famille.

Vous pouvez verser vos dons sur Pot Commun caporal Henry

19 commentaires

  1. Quelle tristesse,nous pensons bien à sa famille,puisse notre soutien soulager un peu leur peine.
    Au delà du deuil, il faut se poser d’une part la question de faire intervenir les pompiers quand il y a carence d’ambulance privée et d’autre part de la pertinence des renseignements à la prise d’appel.

  2. protégeons nos sapeurs pompiers

  3. je souhaite présenter à la famille de Geoffroy HENRY toutes mes condoléances. Les mots sont difficiles à trouver pour exprimer notre compassion. Prenez soins de cette famille qui doit par force entamer un nouveau chemin, j’espere que de bons guides pourront les y aider. très affectueusement.
    M. et Mme SALEL Marc.

  4. Oui nous sommes tous en colere
    Anciens ,actifs,militaire ou professionnel .
    Cette colere doit resonner dans tous les coeurs du peuple de France et outre frontieres.
    JD

  5. Très touché par cette tragédie qui touche toute tous sapeur pompiers, je souhaitais apporter mon soutien à ses camarades, amis, sa famille bien sur et tous ses amis.
    Je vous suis au quotidien au travers de vos reportages et vous remercie de ce partage.
    J’ai eu également l’occasion de travailler à vos côtés lors d’interventions pendant 23 ans. Je connais votre dévouement, votre efficacité et cette esprit de corps.
    Je suis de tout coeur à vos côtés.
    Amicalement
    Thierry Besse

  6. Un de nos frère d’armes est aujourd’hui au paradis des pompiers, c’est avec beaucoup de tristesse que nous présentons à son épouse, à son fils , à sa famille et à ses frères d’armes nos sincères condoléances

  7. Tellement de peine pour mon neveux, notre famille

  8. toutes mes condoléances a sa famille et mon admiration a tous les pompiers de FRANCE qui se battent pour sauver des vies aux périls de la leur qu il repose en paix

  9. Très très grosses pensées à toute la famille de Geoffroy.

    Vincent
    Ancien Pompier volontaire

  10. je suis de tout cœur avec vous la grande famille qu’est celle des pompiers et avec sa femme, son fils et ses parents dans ce moment si pénible et si redouté. nous avons et aurons de plus en plus à faire face à des personnes avec des problèmes psychiatriques trop d’alcool, trop de drogues .. je suis grand mère d’un JSP 4 et il va commencer comme volontaire. j’en suis fière et pourtant je redoute cet avenir pour lui, j’ai tellement peur. j’espère qu’à l’avenir vous serez accompagnés par la police lors de vos interventions. persistez pour connaître le dossier médical des personnes chez qui vous vous rendez. vous n’êtes pas seul, la population est avec vous. Sincères condoléances en espérant que c’est la dernière fois que je doive les présenter. courage à vous.

  11. Je tiens à adresser toutes condoléances et mon soutien à la famille du Caporal Henry.
    Cela nous touche tous…….
    Cette tragédie soulève un grave problème. C’est absolument anormal qu’il faille en arriver là pour le constater…..
    Il faut faire changer les choses, après ce beau discours Mr le Ministre il faut des actes lllll
    Il est urgent de se remettre en question !!!!! Il n’est pas normal de risquer sa vie en portant secours en ambulance à une victime !!!!!

  12. Je suis ASH a l hôpital de romans et de tout mon coeur je suis sincèrement triste pour morgane même si je sais su elle s en soryira c est une battante. Merci a tous les sapeurs-pompiers..sans vous bien des gens ne seraientt plus la …mais votre metier est a risques …condoléances a tous .

  13. Respect pour notre camarade toutes nos condoléances à son épouse son fils ses parents,sa sœur et tous ses amis Pompiers de Paris et de France

  14. Sincère condoléances à toute la famille,amis,collègues…..
    Repose en paix collègues 😢🚒

    Anthony sdis 72 sablé sur Sarthe

  15. REPOSE EN PAIX CAMAARADE LE COMBAT CONTINUE

  16. Sincères condoléances à la famille et aux proches. Repose en paix soldat. Que ta mort permette à d’autres de ne pas perdre la vie

  17. Sincère condoléances à toute la famille,amis,collègues…..

    Márcio Teixeira
    Corp Sapeurs Pompiers Faro – Portugal

  18. Sincère condoléance à sa famille et a ces proches repose en paix collègue . Sdis 33

  19. Force et honneur reposer en paix Geoffroy HENRY, vous êtes décédé dans l’exercice de vos fonctions on va aussi rendre hommage sur notre page FACEBOOK.

    Reposé en paix.

    Bon courage à tout les sapeurs-pompiers de France 🇫🇷

    Et vivement la sécurité des pompiers 🚒 en interventions.

allo18

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