CEREMONIE – Le drapeau de la Brigade honoré par la République

Le drapeau de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris a été honoré par la République, ce lundi 1er juillet. Médaille d'or pour acte de courage et de dévouement et médaille d'or de la défense nationale avec palme, ces deux décorations décernées à l'occasion de l'intervention sur Notre-Dame-de-Paris, sont désormais visibles sur l'étendard de la Brigade. De plus, notre unité est la toute première à recevoir la fourragère d'or pour acte de courage et de dévouement. Revivez cette cérémonie à travers les photos, la vidéo et les discours du ministre de l'Intérieur M. Christophe Castaner et de son homologue du ministère des Armées, Mme Florence Parly.

Florence PARLY, ministre des Armées et Christophe CASTANER, ministre de l’Intérieur, ont présidé ce lundi 1er juillet 2019, dans la cour de l’état-major Champerret, la cérémonie militaire de remise de décorations et de la fourragère d’or pour actes de courage et dévouement au drapeau de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris.

Cette fourragère d’or a été créée par le ministère de l’intérieur à la demande du Président de la République pour matérialiser l’attribution de la 3e médaille d’or pour actes de courage et dévouement (ACD) au drapeau de la BSPP pour les actions conduites lors du feu de la cathédrale Notre-Dame. La 1ère médaille d’or ACD avait été attribuée en 2005 à la suite de l’incendie meurtrier de l’hôtel Paris-Opéra. La deuxième a été attribuée en mars dernier pour les opérations de la rue de Trévise et de la rue Erlanger.

Par ailleurs, la BSPP s’est vue remettre une citation collective à l’ordre de l’armée par Florence Parly, ministre des Armées, pour son engagement sur Notre-Dame de Paris et sa capacité de résilience extraordinaire. Cette citation comporte une attribution de la médaille d’or de la défense nationale avec palme.

La BSPP est ainsi le seul corps à porter sur son drapeau la fourragère d’or et la médaille de la défense nationale échelon or avec palme.

Discours de M. le ministre de l'intérieur

Madame la ministre, chère Florence,

Monsieur le secrétaire d’Etat, cher Laurent,

Monsieur le préfet de police,

Mon général, gouverneur militaire de Paris,

Monsieur le préfet, directeur général de la sécurité civile et de la gestion des crises,

Madame la maire,

Mesdames et messieurs les parlementaires,

Mesdames et messieurs les élus,

Mon général, commandant la brigade de sapeurs-pompiers de Paris,

Mesdames et messieurs les officiers généraux,

Officiers, sous-officiers, gradés et sapeurs de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris,

Mesdames et messieurs,

 

Une sonnerie.

Une sonnerie qui retentit et qui indique l’heure du courage.

Une sonnerie qui marque le début du combat, le début du devoir.

Mesdames et messieurs,

Cette sonnerie qui résonne, c’est votre quotidien. C’est votre engagement, l’engagement des héros de la Brigade, prêts à décaler pour affronter le feu, prêts à faire face au péril, prêts à donner leurs vies pour sauver les Français.

Aujourd’hui est un jour particulier, car aujourd’hui, une nouvelle fois, la Brigade rentre dans l’histoire.

Depuis plus de 200 ans, la Brigade intervient partout, sauve partout. Elle crée un lien unique avec Paris, en connaît les moindres recoins. Elle a soutenu les parisiens pour chaque célébration. Elle a accompagné la capitale dans chaque drame.

Il y a bientôt 15 ans, rue de Provence, en avril 2005, vous avez bravé un feu terrible. Un feu meurtrier, le plus meurtrier depuis des décennies. Les flammes s’étaient emparées de l’hôtel Paris-Opéra. La mort fauchait, impitoyable, la vie de plus de 20 personnes parmi les plus démunies, de 20 personnes dont beaucoup étaient à l’orée de leurs vies.

Face à ce qui était une scène de guerre, vous n’avez pas flanché. Vous avez réalisé près de 60 sauvetages et maîtrisé l’incendie. Vous avez risqué vos vies et, ensemble, reçu pour la première fois cette médaille pour actes de courage et de dévouement à son échelon le plus noble.

Il y a quelques mois, c’était rue de Trévise, puis rue Erlanger que le devoir vous appelait.

Rue de Trévise, c’est une explosion qui menaçait tout un quartier et tout un pan de Paris qui aurait pu s’effondrer. Mais vous étiez là. Vous étiez là, protecteurs et précis, pour intervenir et mettre à l’abri.

Ce 12 janvier, vous avez sauvé une vingtaine de vie. Mais ce 12 janvier, vous avez perdu deux frères d’armes. Deux frères d’armes dont le souvenir nous habite et nous pousse encore.

Et comme le destin n’a pas de mémoire, quelques semaines plus tard à peine, c’est rue Erlanger qu’un incendie immense a détruit un immeuble entier.

Et là où chacun aurait rêvé de fuir, vous êtes, à nouveau, allés au devant du danger. Et vous avez sauvé, sauvé 64 vies.

Pour ces actes héroïques, j’ai eu l’honneur de remettre à votre drapeau, en mars, sa deuxième médaille pour actes de courage et de dévouement échelon or.

Et aujourd’hui, pour la troisième fois, cette distinction vous est remise.

C’était il y a quelques semaines, et pour beaucoup c’était hier.

C’était un peu de l’Histoire de la France qui se consumait. Un peu de notre l’humanité qui semblait condamnée.

Ce 15 avril, Notre-Dame brûlait.

La lutte a été longue, les moyens engagés majeurs. 500 sapeurs-pompiers, sous les ordres du général Gallet, qui ont combattu les heures durant.

Il était 18h50 quand l’alerte a sonné. Il était 2 heures du matin, quand les flammes se sont éteintes.

7 heures de combat, Notre-Dame était meurtrie mais elle était debout et c’est grâce à vous.

Vous avez risqué vos vies, à nouveau. Vous avez pris tous les risques, à nouveau. Vous êtes intervenus à temps et vous avez empêché la cathédrale de s’effondrer.

Vous avez sauvé Notre-Dame. Vous avez sauvé un peu de notre mémoire, de notre Histoire. Vous avez sauvé une part de l’âme de la France.

Alors le Président de la République a voulu rendre hommage à votre courage exceptionnel. Il a voulu vous rendre hommage, collectivement, à votre sens du devoir et à vos gestes héroïques.

Aujourd’hui, la Brigade devient la première unité, la seule unité, à s’être illustrée tant et tant qu’elle mérite de porter à son drapeau et à votre bras, la fourragère d’or  pour actes de courage et de dévouement.

Cette distinction, vous la méritez. Vous la méritez pour l’ensemble de vos gestes, l’ensemble de vos interventions, l’ensemble de votre engagement.

Cette distinction, la Brigade la mérite. Elle la mérite pour tous ceux qui sont tombés ou ont été blessés pour la servir. Elle la mérite pour ces deux siècles de service pour la capitale.

Car si vous êtes là, je n’oublie que c’est parce que vous êtes les héritiers d’une histoire.

Depuis plus de 200 ans, ceux qui étaient vos « pères d’armes » ont donné à la Brigade son excellence, ses lettres de noblesse. Ils ont conquis le cœur de Paris et l’on sauvé mille fois.

Ils n’ont jamais pensé à eux-mêmes. Ils ont servi pour les autres, et ils ont bâti la Brigade.

Aujourd’hui, cette histoire vous appartient et vous continuez à l’écrire.

Les uniformes ont évolué. Les méthodes se sont adaptées. Les modes de vie ont été révolutionnés.

Mais l’intensité des flammes, elle, ne varie pas.

Les dangers des sauvetages, de la propagation, eux, ne varient pas.

La douleur de la blessure, la souffrance de la perte, elles, ne varient pas.

Votre mission est toujours la même : sauver ou périr.

Une mission dont vous êtes les soldats dévoués, vigilants, irréprochables.

Une mission qui sonne comme un devoir, qui sonne comme une alarme à laquelle, toujours vous répondez.

Paris a besoin de ses soldats du feu. Elle connaît leur mérite.

La République a besoin de la Brigade.

Merci pour votre engagement, il est exceptionnel.

Vive la Brigade !

Vive la République ! Vive la France !

Discours de Mme la ministre des armées

Monsieur le ministre, cher Christophe,
Monsieur le gouverneur militaire de Paris,
Mesdames et messieurs les élus,
Général,
Officiers, sous-officiers, gradés et sapeurs de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris,
C’était une des premières journées douces et chaudes que nous offrait le printemps. Paris baignée de lumière, ses monuments éclatant de splendeur, les rues s’offrent aux passants, les bords de Seine s’abandonnent aux flâneurs.
Et soudain, se produit l’impensable. L’inconcevable, ce qui n’avait été imaginé que dans les livres. De fines volutes de fumée s’échappent de Notre Dame de Paris. Elles s’échappent vers les cieux, comme irréelles, happées par le temps. Elles laissent bientôt voir les flammes qui s’emparent de la cathédrale la plus célèbre du monde.
La flèche s’embrase. Des centaines de Parisiens sont sortis dans la rue, ébahis, incroyablement silencieux face au tumulte des flammes. Face aux flammes qui dévoraient cette colossale symphonie de pierres, si chère à Victor Hugo, si chère à tous les Français.
Au milieu de l’effroi du drame, surgit l’espoir, tout l’espoir placé en vous. En votre courage et en votre excellence.
Le temps d’une soirée, le temps d’une nuit, le monde a eu les yeux rivés sur vous. « Les minutes nous ont paru longues… » exactement comme le disait le général Casso dans votre code d’honneur. Et nous vous pardonnons bien volontiers « votre apparente lenteur » car nous savons les risques que vous avez pris. Nous en connaissons tous le résultat : alors que les flammes montaient dans le ciel et que chacun craignait de voir s’effondrer l’édifice, vous avez sauvé les tours de Notre-Dame. Les flammes se sont tues, et c’est à chacune et chacun d’entre vous que nous le devons.
« Sauver ou périr », telle est votre devise. Si aucune vie humaine n’était directement en danger ce soir d’avril, ce n’est pas seulement des pierres que vous avez sauvées, ce sont des siècles d’histoire, c’est une part de notre humanité, une fraction de nos âmes.
Lorsque les Parisiens vous appellent les « soldats du feu », ils ne croient pas si bien dire : l’incendie de Notre-Dame démontre encore la richesse du statut si particulier de la Brigade de sapeur-pompiers de Paris. Intégrer la Brigade, c’est un choix double : vous êtes pompier mais vous êtes aussi militaires. Et c’est toute l’armée de Terre que vous élevez par vos qualités d’exception. Votre esprit de corps, votre abnégation et votre excellence opérationnelle sont autant d’atouts indispensables au service de la protection de notre capitale.
Votre général m’a confié que vous étiez collectivement prêts à faire face à un incendie de la même ampleur dès le lendemain 8h, alors que la façade Est de Notre-Dame étaient encore en proie aux dernières fumées. Votre résilience force le respect. Et si personne ne souhaiterait voir un tel enchainement de destruction, c’est une fierté, un soulagement et un réconfort pour nous tous de vous savoir si fiables, si robustes et si dévoués.
Cet engagement d’exception dont vous avez fait preuve cette nuit du 15 avril symbolise aussi tout ce que vous accomplissez, chaque jour de l’année, partout en Île de France. Je n’oublie ni ceux qui œuvrent dans l’ombre quotidiennement, ni ceux qui, ce même 15 avril, sauvaient des vies ailleurs dans Paris, ni vos familles qui vous voient « décaler » si souvent. Je souhaite aussi avoir une pensée pour vos frères d’armes de Sentinelle. Ils ont agi prestement dès que l’alerte a été donnée, ils ont sécurisé le parvis de Notre-Dame et mis à l’abri toutes les personnes à proximité.

Les groupements ont été décorés par l'intermédiaire de leur chefs de corps

Histoire du drapeau

Les premiers drapeaux (1793-1848)

Au début de l’année 1793, la compagnie des gardes pompes est renommée « Compagnie des pompes publiques ». Celle-ci reçoit un drapeau la même année
(décret du 30 juin 1793). L’emblème aurait été remplacé le 6 juillet 1801, date à laquelle est organisé – par arrêté – un corps des gardes-pompiers de Paris.
Le 29 juin 1823 un nouveau drapeau, accordé par Louis XVIII, est remis au bataillon de sapeurs-pompiers de Paris. Celui-ci est béni le 29 juin à Notre Dame. Par décision du 20 juillet 1831, le roi Louis Philippe Ier accorde un nouveau drapeau au bataillon de sapeurs-pompiers de Paris. Celui-ci lui est remis le 9 septembre de la même année place du Carrousel. Sous la seconde République, le Bataillon reçoit un nouveau drapeau à l’Arc de Triomphe le 20 avril 1848.
Celui-ci sera reversé en 1851.

Le drapeau Second Empire (1869-1871)

Un décret est promulgué le 31 décembre 1851 : « Symboles qui en rappellent la gloire ; Considérant que le drapeau national ne doit pas être plus longtemps privé de l’emblème renommée qui conduisit dans cent batailles nos soldats à la victoire, Décrète : Art. 1er – L’aigle française est rétablie sur les drapeaux de l’armée. » Par décision de l’empereur Napoléon III, le 23 janvier 1869, un nouveau drapeau est attribué au Régiment.
Les inscriptions alors portées sont : sur l’avers : L’empereur Napoléon III au Régiment des sapeurs- pompiers de Paris ; sur le revers : Valeur – Dévouement – Discipline – Campagne d’Orient.
Le 31 juillet sur l’esplanade des Invalides, le maréchal Canrobert, commandant le 1er corps d’armée, accompagné du général commandant la Place de Paris et du général, chef d’état-major du 1er corps d’armée remet au régiment de sapeurs-pompiers de Paris son drapeau. Avant la remise, le maréchal clame en ses termes : « (…) La sollicitude de l’empereur qui apprécie les services que vous rendez tous les jours et à tous les instants, ne vous perdait pas de vue (…). Vous y voyez (sur le drapeau) inscrits les mots : Valeur – Discipline – Dévouement. Valeur, c’est à dire cette vertu qui vous fait affronter tous les dangers pour la défense du pays et le service de l’empereur. Discipline, ce lien indissoluble qui unit fraternellement celui qui commande à celui qu’il a sous ses ordres. Dévouement, ce n’est pas moi qui vous l’enseignerai. Ne le prodiguez-vous pas à toute heure de votre vie pour la protection et le salut de vos citoyens Allons, mes amis, ralliez-vous autour de ce drapeau. Qu’il abrite dans ses plis les nobles sentiments qui vous animent et que votre connaissance unisse sa voix à la mienne au cri de « Vive l’empereur ! ».

Le drapeau modèle (1880)

Le colonel Colonieu, commandant le Régiment en 1878 adresse le 11 mars 1879 au général commandant la Place de Paris la lettre suivante : « Mon général, J’ai l’honneur de vous rendre compte que je viens de recevoir le n°14 de la partie réglementaire du journal militaire officiel contenant la liste des noms de bataille approuvés par le ministre de la guerre pour
être inscrits sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l’Armée. Le régiment de sapeurs-pompiers n’y est mentionné d’aucune façon malgré les dangers auxquels les militaires de tous grades qui en font partie sont journellement exposés, le régiment n’a aucun nom à invoquer pour être mis sur son drapeau, mais je viens vous prier, mon général, de vouloir bien demander à monsieur le ministre de la guerre que, à l’exemple de la Légion, de la Garde Républicaine, une devise nous soit accordée. Dévouement et Discipline par exemple ; cette
devise qui récompense les nombreux actes de courage et de dévouement accomplis jusqu’à ce jour par les hommes du régiment serait pour ceux de l’avenir un encouragement et un devoir de marcher dans les traces de leurs anciens, tout en leur rappelant qu’ils appartiennent toujours à la grande famille militaire et qu’ils sont soumis à toutes les règles qui la régissent. Je suis avec respect, mon général, votre très humble et obéissant subordonné… ». Le 5 avril 1879, le lieutenant-colonel, chef du 5e Bureau rédige un rapport au ministre de la guerre : « Nous avons l’honneur de soumettre à monsieur le ministre une demande formulée par le colonel des sapeurspompiers dans le but de voir son régiment compris dans la liste des Corps auxquels un drapeau doit être prochainement distribué. La 1re Direction ayant été consultée a émis à ce sujet un avis favorable. Nous avons l’honneur de proposer à monsieur le ministre de comprendre le régiment de sapeurs-pompiers parmi les corps de troupe qui doivent recevoir des drapeaux ou étendards et de le faire ajouter sur la liste qui a figuré au journal militaire officiel. Ainsi que le propose M. le colonel et par analogie à ce qui a été fait pour la Garde Républicaine, la devise à inscrire sur ce drapeau serait Dévouement et Discipline ». Le 14 juillet 1880 sont distribués sur le terrain de Longchamp, aux écoles militaires ainsi qu’aux corps de troupe les drapeaux de la IIIe République. C’est ainsi qu’est remis au régiment de sapeurs-pompiers de Paris, des mains du président de la République Jules Grévy, un drapeau. Il reste depuis l’emblème du Corps. Durant la Seconde Guerre mondiale, le Régiment reste la seule unité militaire constituée de la zone occupée. Par précaution, au cours du mois de juin 1940, l’emblème est transposé à Clermont-Ferrand et remis au colonel
commandant le 92e RI pour être mis en sécurité. Mais, le 12 novembre 1942, alors que les Allemands franchissent la ligne de démarcation, il est confié (avec douze autres emblèmes régimentaires) à la famille Trarieux. Le 1er juin 1943, le drapeau est ramené dans le pot d’échappement factice d’une voiture de liaison du Régiment. Le 4 juin, l’emblème est remis par le capitaine Bernard au colonel Cornet, chef de corps. Le 10 novembre 1944, au cours d’une prise d’armes à l’état-major, le général Koenig, gouverneur militaire de Paris remet le drapeau au lieutenant-colonel Camus, commandant le Régiment.
Le 18 juin 1984, le général Coupez, commandant la Brigade, reçoit en dépôt du musée de l’Armée le faux pot d’échappement. Celui-ci est aujourd’hui exposé dans l’espace muséal à l’état-major.

CRÉDITS

Textes et photos

BSPP

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