départ pour exploration de longue durée des pompiers de Paris

ESPACES CLOS, TUNNELS ET SOUTERRAINS, le côté obscur de l’attaque

Un espace clos est par définition, selon le règlement BSP 118.2 des sapeurs-pompiers de Paris, « un volume fermé, aux accès rares ou complexes. Naturellement obscur, il se trouve généralement en partie basse des immeubles » à usage d’habitation ou non. Il peut être une cave, un sous-sol, une réserve, un parc de stationnement, une chaufferie, un local technique. Dans certaines constructions, il peut même se trouver en étage.

les differents types de feux et leurs risques

Pompiers de paris lors d'un feu de magasin de motos

EN CAS DE SINISTRE

La chaleur, la visibilité très réduite et l’abaissement du plafond de fumée compliquent significativement la pénétration du pompier et la localisation du foyer dans ce type d’endroits. En outre, le potentiel calorifique important, voire dangereux, inhérent aux lieux de stockage et à la non-circulation des flux d’air impactent négativement les manœuvres cruciales : reconnaissances approfondies, recherche de victimes, localisation du foyer et bien sûr attaque massive. L’utilisation de la caméra thermique est précieuse.
Un espace clos, attenant ou indépendant à une construction peut par conséquent déboucher sur un escalier emprunté par les occupants et le public. Sa particularité, car il est souvent situé en sous-sol ou en partie basse, réside dans la présence de gaines techniques pour le passage des différents fluides. Il s’agit là de la problématique majeure. En effet, toute l’organisation, le fonctionnement, la sécurité, l’alimentation et la régulation d’un bâtiment transitent par ces gaines, souvent détruites en cas de sinistre par le feu. Le pire est alors à craindre car le risque d’une propagation des fumées ou des gaz chauds par ces vecteurs s’accroît dangereusement. Ils atteignent ainsi très facilement les habitations, transformant par exemple un simple feu de local poubelle en feu d’appartement.

L'ENGAGEMENT

La principale difficulté à l’engagement des sapeurs-pompiers dans un feu d’espace clos en infrastructure reste le cheminement. La difficulté ? Se retrouver « à l’aveugle » dans ce type de configuration et ne pas maîtriser tous les risques. La recherche des plans est donc primordiale afin de récupérer le maximum d’informations. Pour un feu de parc de stationnement couvert par exemple, il est essentiel de connaître le nombre et la superficie des niveaux, les recoupements éventuels, les accès (escaliers, rampes, ascenseurs), l’emplacement des dispositifs de sécurité (désenfumage, organes de coupure) et des moyens de secours (colonnes sèches, etc.), ainsi que les éventuels locaux à risque. L’extinction d’un tel feu nécessite un règlement particulier. D’un point de vue global, tous les feux d’espaces clos se déroulent de la même façon : reconnaissances d’attaque, lutte contre les propagations, extinction par pénétration ou par l’extérieur lorsque celle-ci est rendue impossible. Une telle intervention impose l’emploi simultané et coordonné des moyens d’exploration, d’extinction, de ventilation et d’éclairage. Il est possible de faire appel au Groupe Exploration Longue Durée (GELD) lors de cheminements complexes, de reconnaissances longues et poussées, ou de grands volumes. Tous doivent travailler conjointement dans un seul but : faire baisser rapidement la température ambiante afin de pouvoir intervenir en toute sécurité.

Feu de parc de stationnement couvert à Dugny

RECONNAISSANCES

Inutile de rappeler que le port de l’ARI est obligatoire dans un pareil cas, cependant il peut être utile de préciser que la première équipe doit être dotée d’une caméra thermique. Une autre équipe de sécurité se tient prête à intervenir depuis l’extérieur. Le barrage des fluides (gaz, hydrocarbures, électricité) est une priorité. Dans le cas particulier de la chaufferie, l’alimentation en combustible sera neutralisée via la vanne police. De manière générale, pour éviter l’élévation de la température lorsque le foyer n’est pas découvert immédiatement, le refroidissement du plafond de fumée (au moyen d’une lance) permet de favoriser l’engagement des équipes, tout en évitant la saturation de la caméra thermique.

LUTTE CONTRE LES PROPAGATIONS

Afin d’éviter que le feu et les fumées ne se propagent aux niveaux supérieurs, par les gaines techniques, il est indispensable de rechercher tous les accès, les conduits, les gaines et les galeries susceptibles de transporter le feu. Il convient également de s’assurer de la fermeture de toutes les portes de communication avec les zones non impactées par le sinistre. Cantonné dans son volume initial, le feu sera plus facile à maîtriser.

EXTINCTION PAR PÉNÉTRATION

Après la découverte du foyer, il conviendra de réaliser l’attaque en utilisant le moyen le plus adapté à la nature du combustible. Notion importante dans le cas d’un feu en espace clos : identifier le tirage et si possible le respecter pour l’extinction. « S’il n’est pas possible de canaliser les fumées et les gaz chauds, les ventilateurs antidéflagrants seront employés en aspiration, afin de refouler vers une zone non dangereuse », précise le règlement opérationnel de référence. Le COS fera également installer des moyens d’éclairage, déplacés au fur et à mesure de l’avancée des équipes.

EXTINCTION PAR L'EXTÉRIEUR

Lorsque la chaleur atteint un niveau trop important pour engager des personnels par pénétration, il faut alors réorganiser le dispositif en prenant en compte l’impossibilité de pénétrer dans les locaux. L’extinction se réalise donc depuis l’extérieur, en toute sécurité. Lorsqu’elles existent, les trémies d’attaque doivent être utilisées pour remplir le volume de mousse. Auparavant, et pour éviter une destruction trop rapide de la mousse, des lances à eau en jet diffusé d’attaque permettront de diminuer sensiblement la température ambiante. La mousse à bas foisonnement sera efficace dans un premier temps sur la majorité du potentiel calorifique situé au niveau du sol. Là encore, il faut rester bien attentifs à l’expulsion des gaz chauds. Enfin, dès que la température baisse, les équipes peuvent parfaire l’extinction en pénétrant dans la mousse sous ARICF* (note interdisant l’engagement dans la mousse avec ARICO*).

Attaque par l'exterieur d'un feu de parc de stationnement couvert

RISQUES EN CAS D'INCENDIE

pompiers de paris sortant d'une reconnaissance d'un PSC

C’est au début que tout se joue. « Après un départ de feu dans un parc de stationnement couvert quel qu’il soit, le facteur temps est primordial. Arriver plus de trente minutes après le début du sinistre réduit considérablement nos chances de limiter les propagations et en accentue le danger », assure le bureau planification opérationnelle, section doctrine retex. Immédiatement, les différents dispositifs de sécurité existants doivent être identifiés et utilisés si besoin : alarme, désenfumage, ventilation et organes de coupure, relevage des barrières péages, évacuation du public, extincteurs, robinets d’incendie, colonnes sèches, etc.
Le rayonnement intense d’un véhicule vers un autre provoque par effet « domino », une augmentation de la température qui rend extrêmement difficile l’engagement des secours. Mais ce n’est pas tout. Le compartimentage des lieux, l’obscurité, le risque de propagations horizontales par la proximité des voitures, verticales par les gaines techniques et les joints de dilatation ou descendantes par les écoulements d’hydrocarbure représentent des risques majeurs. La structure bâtimentaire peut, quant à elle, être fragilisée. La sollicitation du béton soumis à de fortes températures provoque un écaillage ainsi qu’une décomposition de celui-ci. Pour contrer ces risques, les sapeurs-pompiers doivent opter pour une attaque massive si possible avec adjonction de produit mouillant. En cas d’inefficacité, l’utilisation de la mousse doit être anticipée. L’intervention du robot d’extinction à distance (RED) est également une réponse aux problématiques de fortes températures et de fragilité des structures.
Certains véhicules stationnés représentent un risque majeur. Il s’agit de ceux ayant recours aux énergies nouvelles :

  • GPL (Gaz de pétrole liquéfié) ;
  • GNV (Gaz naturel pour véhicule) ;
  • Hydrogène ;
  • Hybride (mélange de plusieurs sources d’énergie : carburant + batteries électriques) ;
  • Électricité.

Après la reconnaissance, l’urgence est à l’abaissement de la température de ces véhicules. En effet, des réactions violentes sont à craindre environ quarante-cinq minutes après le début du sinistre. L’attaque massive rapide et précoce de ces types de véhicules évite l’emballement des batteries et le dégazage des réservoirs.

Parcs de stationnement couverts et tunnels

PSC : LES PARCS DE STATIONNEMENT COUVERTS

Dans la famille des feux d’espaces clos, le feu de parc de stationnement couvert (PSC) est relativement récurrent. Les risques qu’ils réunissent par leur fonctionnement même, témoignent de la dangerosité d’un incendie dans ces lieux pour la structure, pour le public, comme pour les secours. Les différents niveaux des PSC en superstructure et en infrastructure, leur capacité d’accueil, le stationnement de véhicules roulant « aux énergies nouvelles », le flux du public, la configuration, les cloisonnements et cheminements difficiles, rendent souvent complexe la localisation et l’extinction d’un foyer.

En matière de sécurité incendie, on distingue :

  • les parcs de stationnement dépendant de l’habitation ;
  • les parcs de stationnement type ERP ;
  • les parcs de stationnement dans les IGH ;
  • les parcs de stationnement dans les bâtiments relevant du code du travail.

FEUX DE TUNNELS

Les tunnels d’exploitation ne rentrent pas officiellement dans la grande famille des espaces clos dans nos règlements. Cependant il est important de noter que dans l’intervention des secours nécessaires à l’extinction d’un feu de tunnel, le matériel, les moyens, les règles d’engagement et les risques inhérents à une exposition prolongée, physiquement contraignante dans un endroit confiné, sont sensiblement identiques à ceux d’un feu d’espace clos.

Après la découverte du foyer, il conviendra de réaliser l’attaque en utilisant le moyen le plus adapté à la nature du combustible.
Extinction en espace clos par pompier de Paris

Les moyens de l'extinction

LE GROUPE D'EXPLORATION LONGUE DURÉE (GELD)

Présent dans les interventions en espaces clos, le GELD procède avec des conditions et des règles d’engagement particulières. Voilà en quelques pages un résumé de leur périmètre opérationnel.

Les règles d’engagement du groupe d’exploration longue durée sont extrêmement précises, comme le montre ce tableau. C’est le résultat de nombreuses années d’expériences en la matière. Ce genre de missions étant toujours très risquées, le respect des procédures est incontournable pour les équipes du GELD.

LA MOUSSE : COMMENT ÇA MARCHE ?

La mousse peut être employée lors de feux d’hydrocarbures, de feux d’espaces clos comme les caves, les parcs de stationnement couvert ou les chaufferies, mais aussi dans les feux de bateaux, feux d’entrepôts, ou encore dans certains cas de feux d’aéronefs.
Outre la rapidité de mise en œuvre, un autre avantage à l’utilisation de la mousse est qu’elle ne provoque pas de dégâts, contrairement à l’eau.
Pour produire de la mousse, il est nécessaire de mélanger les trois composants que sont l’eau sous pression, l’émulseur et le gaz. Le CO2 donne une mousse chimique par réaction d’un acide, tandis que l’air ambiant donne une mousse physique. L’émulseur est un fluide ayant la propriété de diminuer la tension superficielle de l’eau à laquelle il est mélangé, ce qui permet la formation de bulles gazeuses. Les modes d’action permettent l’isolement des vapeurs et des gaz inflammables, le refroidissement par l’eau contenue dans la mousse, l’étouffement en empêchant l’apport d’oxygène et enfin de faire écran contre la chaleur rayonnante d’un foyer. Le taux de concentration exprime le volume d’émulseur par rapport au volume de solution moussante. Pour exemple, une solution contenant 95 litres d’eau et 5 litres d’émulseur est dite « à 5 % ». À la Brigade, ce taux est réglementé. Une concentration de 3 % sera nécessaire pour les feux d’hydrocarbures ; tandis que pour les feux de solvants, d’alcools ou de produits polaires (miscibles à l’eau), une concentration de 6 % sera demandée.

En fonction de l’effet recherché, la mousse peut être utilisée sous différentes formes. On les détermine en fonction du taux de foisonnement. Il s’agit du rapport du volume de mousse produit sur le volume de solution moussante utilisée.
– Pour repère : 100 litres de solution moussante produisant 1 000 litres de mousse donne un taux de foisonnement égal à 10.
– Plus le foisonnement est élevé, plus les bulles sont grosses et moins elles sont solides.
– Plus la mousse est lourde (bas foisonnement), plus la portée est grande
– En fonction de la nature du produit enflammé, les flammes peuvent détruire la mousse. C’est pourquoi il est judicieux de bien choisir le taux de foisonnement.
– L’usage de la mousse haut et moyen foisonnement doit être précédé, pour un résultat optimum, par le refroidissement du volume par l’action de lances à eau et/ou de mousse bas foisonnement.

Bas foisonnement (0 à 20)
– Produit par des lances ou des canons
– Permet de projeter la mousse à longue distance
– Peu sensible aux conditions atmosphériques, stable
– Couverture résistante

Moyen foisonnement (20 à 200)
– Permet de projeter la mousse jusqu’à une dizaine de mètres
– Sensible aux intempéries
– Résistance inférieure à la mousse bas foisonnement
– Adapté à la rétention des fuites ou épandages de gaz liquéfiés et produits toxiques

Haut foisonnement (200 et plus)
– Mousse déversée à la sortie même de l’appareil de mise en œuvre
– Destiné au remplissage de volumes importants (entrepôts, cales de bateaux, galeries de câbles)

Manœuvre mousse

LA CAMÉRA THERMIQUE modèle FLIR série K45

Principalement composé de silicone et d’aluminium, ce monobloc est extrêmement léger et facile d’utilisation. Dotée d’un autofocus, cette caméra permet de mesurer et d’afficher des plages de températures allant de -20°C à +650°C.
Dans le détail :
– Écran LCD 4 pouces
– Poids : 1,1 kg
– Étanche sous 1 mètre d’eau pendant 30 minutes
– Autonomie : 4 heures
– Couleur des plages de température :
* 0°C à 150°C : bleu
* 150°C à 300°C : jaune
* 300°C à 450 °C : orange
* 450°C à 650°C : rouge

Les différents modes :
Par défaut, le mode feu est activé. Dans ce cas de figure, la caméra adapte automatiquement sa sensibilité afin de donner une lecture des températures lisibles. Le mode point chaud quant à lui, permet d’effectuer une recherche plus fine sur des plages allant de -20°C à 150°C.

Prise de photos :
Elle permet d’analyser la situation thermique du sinistre directement sur l’écran de la caméra ou d’un ordinateur. La fonction GEL de l’image permet de récupérer en temps réel ce que la caméra a capté, sans que le porteur, situé en zone dangereuse ou inaccessible, n’ait eu la possibilité de le voir. Au total, 200 clichés peuvent être stockés et étudiés par la suite.

Protection et sécurité :
Lorsque la température interne du boîtier dépasse les 85°C, un logo vert de danger s’affiche en clignotant sur l’écran avant que la caméra s’éteigne automatiquement.
Notons également qu’en cas de progression en milieu explosif, ce modèle n’est pas antidéflagrant.

camera thermique dessin technique

L'APPAREIL RESPIRATOIRE ISOLANT À CIRCUIT FERMÉ (ARICF) « Draëger »

Destiné au groupe d’exploration longue durée, cet ARICF est exploité via une alimentation en oxygène pur, fonctionnant en surpression. Cette surpression présente dans l’ensemble du circuit respiratoire empêche la pénétration de substances toxiques provenant de l’air ambiant. L’absorbeur de CO2 quant à lui, fixe le dioxyde de carbone présent dans l’air expiré.
Équipé d’un refroidisseur d’air respirable, il offre à son utilisateur un maximum de quatre heures d’autonomie ; autonomie largement revue à la baisse dans des conditions extrêmes de températures…
Masque : composé d’un écran panoramique en polycarbonate et d’une jupe en néoprène, il est équipé d’une membrane phonique en Capton* et de brides type F1. L’oculaire dispose d’un essuie-glace afin de palier au problème de buée.
Conduites et soupapes inspiratoires et expiratoires : les tuyaux annelés sont en néoprène et équipés d’anneaux de protection au niveau des épaules. Des connecteurs à baïonnette permettent la fixation à l’appareil.
Cartouche d’absorbeur de CO2 : d’une contenance d’environ trois litres, elle est remplie de chaux. L’air expiré passe à travers la cartouche et entraîne une réaction exothermique au contact de cette chaux.
Bloc de refroidissement : le principe de régénération des gaz provoque une augmentation notable de la température de l’air inspiré. Pour augmenter le confort et réduire la fatigue du pompier, le circuit impose un passage par ce bloc de refroidissement.
Bodyguard : Véritable système de surveillance électronique, ce garde du corps est composé d’un capteur et d’un boîtier de communication mesurant en temps réel la pression de la bouteille d’oxygène. Il surveille également le bon fonctionnement de l’ARICF et possède une alarme de pression de réserve et de dysfonctionnement. Un bouton panique, un détecteur de verticalité (détecteur « homme mort ») et un rétro-éclairage viennent compléter les fonctionnalités de cet appareil.

*Capton : Le capton est un film de polyimide (polymère à base d’imide) développé par DuPont qui peut rester stable dans une plage étendue de température, de −269 °C à 400 °C (Wikipédia).

ROBOT RED, LE PETIT DERNIER

Véritablement novateur, ce robot d’extinction à distance, en service depuis quelques mois, permet d’attaquer un sinistre inaccessible par les portes-lance. Il est également capable de mener des reconnaissances et de dégager un obstacle en cas de potentiel calorifique trop important, de risque d’effondrement, d’explosion ou encore de NRBC. Il peut enfin être utilisé pour éviter d’exposer le personnel engagé à un risque particulier.
Les caractéristiques :
– Autonomie : 2 batteries de 4 heures
– Distance de commande filaire : 200 mètres
– Distance de commande par ondes hertziennes : 600 mètres
– Une caméra thermique embarquée
– Une caméra jour/nuit avec report d’image
– Capacité de transport : 500 kg
– Capacité de poussée : 400 kg
– Une lance grande puissance à débit variable
Le déploiement :
Le robot d’extinction à distance est mis en œuvre par du personnel formé appartenant à la composante ELD de la Brigade. Il est acheminé sur opération par un véhicule dédié. Un deuxième robot en réserve reste disponible sous 48 heures.
Le déclenchement :
Le RED peut être demandé par tout COS, particulièrement en cas de :
– Feu de parc de stationnement couvert
– Feu de tunnel de plus de 300 mètres
– Feu de chantier souterrain
– Feu de bâtiment de type industriel
– Intervention à caractère NRBC

En complément de ce robot d’extinction, la Brigade sera très bientôt dotée de trois autres robots à multiples vocations, telles que le transport d’obus d’air comprimé, de matériel divers, ainsi que le brancardage de victime, ou encore la détection de gaz et le désenfumage. Entièrement configurables, ils pourront également recevoir un canon à eau, un bras de manutention, un treuil électrique, une caméra thermique… La liste s’allongera certainement en fonction des besoins exprimés.

Robot d'extinction RED de la BSPP en action

Robot RED en action

Le robot d’extinction à distance est mis en œuvre par du personnel formé appartenant à la composante ELD de la Brigade.

HISTOIRES DANS LE NOIR

Voici quelques-unes des interventions en espaces clos ou en tunnels qui ont marqué l’histoire récente de la Brigade. Plongeons dans les archives de la maison

RUE DE LA ROQUETTE, FEU DE parc STATIONNEMENT COUVERT

Le 12 novembre 2014, rue de la Roquette à Paris, éclate un feu dans un parking souterrain. De nombreux véhicules d’une société de location sont la proie des flammes. Une intervention qui fait date dans la catégorie de par sa complexité et son intensité. Découvrons-là avec l’Allo Dix-Huit de l’époque et une petite vidéo d’ambiance.

EOLE, L'INTERVENTION ATYPIQUE

Fumées, nuage toxique, émanation d’acides, explosions, le tout à 30 mètres sous les rues de Paris, revivez dans Allo Dix-Huit, cette intervention hors-normes qui a mis en œuvre une centaine de sapeurs-pompiers en cette soirée de mai 1994.

TUNEEL DE L'A86 : DIX-NEUF SAUVETAGES

En mars 2002, le chantier d’un tronçon de l’autoroute A86 est alors en œuvre au niveau de Rueil-Malmaison. Le tunnelier se trouve à plus de 2 000 mètres au fond du tunnel lorsque le train de service qui transporte les matériaux nécessaires prend feu à 1 400 mètres de l’entrée de la galerie. Dix-neuf ouvriers vont rester bloqués pendant près de six heures attendant que les sapeurs-pompiers puissent passer au-delà du convoi en flamme. Une intervention qui a nécessité des reconnaissances périlleuses, des moyens conséquents et une tactique précise. Retour sur cet événement, qui s’est heureusement bien terminé.

Coupe des sols de Paris avec les différents niveaux

GRAND PARIS EXPRESS, LA NOUVELLE PROBLÉMATIQUE

Symbole de la nouvelle métropole, le Grand Paris Express va être un chantier pharaonique pendant la prochaine décennie avant de devenir un des plus grands réseaux de transports urbains au monde.
Placé sur la zone de défense de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris, le GPE va doubler le nombre de kilomètres de lignes de métro, gonfler le nombre de voyageurs avec les plans d’urbanisation qui coïncident, posant ainsi une nouvelle équation de protection des biens et des individus. Avec, à terme, près de 400 kilomètres de tunnels ferroviaires sur l’ensemble de la métropole, le nombre des interventions souterraines risque d’augmenter au cours des prochaines années.
Une gageure technique intéressante car le réseau se situe souvent entre trente et cinquante mètres sous la surface avec des tronçons allant jusqu’à quatre kilomètres.
Si les plus modernes systèmes de sécurité seront mis en place quand viendra le temps de l’exploitation commerciale, avant cela les chantiers constitueront les plus gros risques d’accidents.
Blessures sur machines, chûtes ou autres problèmes physiologiques liés aux grandes profondeurs, inondations, glissement de terrains sous la surface et surtout incendies, la variétés des interventions ne devrait pas manquer.
C’est pourquoi, la BSPP a imaginé la plupart des réponses possibles, comme nous l’explique le lieutenant Xavier Guibert dans la vidéo qui suit.
Un exemple de plus de la réactivité de la Brigade.

Les risques des chantiers du Grand Paris Express

Une telle intervention impose l’emploi simultané et coordonné des moyens d’exploration, d’extinction, de ventilation et d’éclairage.

CRÉDITS

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION
Monsieur Claude Peltier
DIRECTEUR DÉLÉGUÉ
Commandant André-Pierre Lagarde (Secrétaire général de l’ADOSSPP)
DIRECTEUR DE LA RÉDACTION
Lieutenant-Colonel Gabriel Plus
RÉDACTEUR EN CHEF
Monsieur Harry Couvin
RÉDACTEUR EN CHEF ADJOINT
Sergent-chef Guillaume Casada
RÉDACTEURS
Caporal-chef Ludovic Rosenstein
Caporal-chef Pauline Rossignol
Sapeur de 1re classe Myriam Jaballah
Monsieur Harry Couvin
CONCEPTEUR GRAPHIQUE
Sapeur de 1re classe Clara Zanaska
DÉVELOPPEMENT INTERNET
Sapeur de 1re classe Fabien Picard
CAPTATIONS VIDÉO
Caporal-chef Erwan Thepault
Caporal-chef Mickaël Lefèvre
Sergent-chef Guillaume Casada
Madame Lilou Amon
MONTAGE VIDÉO
Caporal-chef Erwan Thepault
Caporal-chef Mickaël Lefèvre
Sergent-chef Guillaume Casada
ANIMATION 3D
Numérisation espace de formation
PHOTOGRAPHIE
Bcom BSPP
REMERCIEMENTS
Lieutenant Xavier Guibert
Adjudant Arnaud Grapin
Sergent-chef Alban Fourneret

allo18

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