LES NOUVEAUX CHEFS DE CORPS (3/3) – Le lieutenant-colonel Olivier d’Astorg au GSS

Ils ont débuté artilleur, chef de garde à la BSPP ou chef de section de combat. La Brigade a découvert cet été trois nouveaux chefs de corps. Trois profils pour trois groupements dont l’identité diffère mais qui font l’essence même de la BSPP. Trois fanions, trois chefs, trois parcours. Dernier portrait de la série, le lieutenant-colonel Olivier d'Astorg qui prend le commandement du GSS.

D’une unité de génie combat à la tête du groupement de soutiens et de secours (GSS), le nouveau chef de corps du cinquième groupement de la Brigade est passé avec habileté du vert camouflage au bleu marine à liseré rouge. Portrait du lieutenant-colonel Olivier d’Astorg.

« Soutenir, c’est permettre puis s’effacer, confie le chef de corps du GSS dans une lettre adressée à ses commandants d’unité. Nous sommes des artisans de l’ombre, c’est là notre fierté. Dépensez-vous sans attendre d’autre récompense que celle de savoir que vous aurez contribué à la réalisation de la mission de secours accomplie par nos frères d’armes. L’action du groupement de soutiens et de secours n’a de sens qu’à leur profit ; sans eux, nous perdons toute raison d’être. » Pour le lieutenant-colonel d’Astorg, le cinquième groupement est une unité à part au sein de la Brigade : « De par sa finalité, le soutien. De par son positionnement, à la confluence des chaînes organiques et fonctionnelles, et de par la richesse de ses soldats, dont le savoir-faire est une ressource précieuse et rare. C’est notre bien le plus cher ».

Composé de près de 1 300 sapeurs-pompiers de Paris, le groupement de soutiens et de secours est un acteur discret mais néanmoins essentiel au bon fonctionnement de la chaîne de secours. En effet, les six compagnies du GSS [voir encadré] ont chacune une mission hautement stratégique. À Champerret, la 29e CCL5 assure l’indispensable et exigeant soutien immédiat de l’état-major, tandis que la 37e CCT est chargée du centre névralgique de la Brigade : le centre opérationnel (CO). Au camp de Voluceau à Bailly (78), la 32e CMAI entretient l’ensemble du parc des engins de l’Institution, soit près de 1 400 véhicules de secours ou de servitude. La 33e CSC, implantée sur le site de Limeil-Valenton-Villeneuve-Saint-Georges (LVV), est notamment en charge de l’habillement des 8 500 sapeurs-pompiers de la Brigade. Les divers travaux et dépannages liés à l’infrastructure des casernements sont du ressort de la 34e CSI, également basée à LVV. Enfin, à Saint-Ouen (93), la 47e CTI a pour mission d’assurer la continuité de service des moyens de télécommunication, indispensables au bon déroulement des opérations.

Issu de la promotion de la France combattante (1997-2000) de l’école spéciale militaire (ESM) de Saint-Cyr (56), le lieutenant Olivier d’Astorg rejoint en 2001 les rangs du 6e régiment du génie (6e RG) de la 9e brigade d’infanterie de marine. « Le 6e RG est le seul régiment du génie assimilé “troupes de marine”, souligne le lieutenant-colonel d’Astorg. J’ai d’abord été chef de section combat durant trois années, pendant lesquelles j’ai notamment été projeté au Kosovo, en Afrique et en Afghanistan. Ensuite, je suis retourné deux ans à l’ESM Saint-Cyr, cette fois avec le grade de capitaine et en qualité d’instructeur des officiers sous contrat. En 2006, je reviens au 6e RG à Angers (49) pour commander la 11e compagnie du régiment, avant de traverser la Maine et rejoindre l’école du génie (EG), également à Angers. » La première partie de carrière du lieutenant-colonel d’Astorg est donc fortement marquée par l’opérationnel et l’instruction. Après sa scolarité à l’école de guerre (EdG), l’officier supérieur sert à la direction des ressources humaines de l’armée de Terre (DRHAT) de 2013 à 2017, où il travaille notamment sur le parcours sous-officier actuellement à l’étude au sein de la Brigade. L’été 2017 marque l’arrivée du lieutenant-colonel à la BSPP, d’abord au 2e GIS, puis au GSS en tant que commandant en second. Le 25 juin 2020, le lieutenant-colonel d’Astorg prend le commandement du groupement de soutiens et de secours.

“Chaque militaire du groupement peut désormais s’approprier sa nouvelle devise : Semper et ubique”

« Sans la Brigade, le GSS ne sert à rien. Mais sans le GSS, la Brigade ne peut rien », insiste le chef de corps. C’est un fait : les six groupements de la Brigade sont en symbiose, interdépendants les uns des autres. L’action conjuguée de chaque groupement permet à la BSPP de réaliser sa mission de prévention, de protection, de secours et de lutte contre les incendies. « Cela oblige le GSS, à commencer par son chef, à être “au rendez-vous” pour permettre aux autres de décaler, tout simplement », résume le lieutenant-colonel d’Astorg. « De la prise d’appel à la maintenance en passant par le numérique ou l’infrastructure, les militaires du groupement sont hautement spécialisés. Aujourd’hui, le GSS est composé d’environ un tiers de spécialistes. Mon ambition, mon souhait, est d’augmenter ce pourcentage dans un souci de valorisation de nos sapeurs-pompiers. La professionnalisation du groupement est, à mon sens, un véritable enjeu pour la Brigade. »

L’engagement du GSS se retrouve à chaque instant, à travers toute la Brigade. Dans cet esprit, chaque militaire du groupement peut désormais s’approprier sa nouvelle devise : Semper et ubique [1].

 

[1] : Locution latine signifiant « Toujours et partout ».

LES GRANDES ETAPES DE SA CARRIÈRE

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CRÉDITS

Texte : SGT Nicholas Bady

Photos CPL J-Marc Robert et CPL Sylvia Borel

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