MAJOR DOMINIQUE FIAUDRIN, un final sans fausse note

Lau­ra Bou­vier —  — Modi­fiée le 21 juin 2021 à 04 h 02 
Major Fiaudrin, BSPP

#BrigadeInside — Dans la mélodie de sa carrière, le major Dominique Fiaudrin est devenu chef de la Musique des sapeurs-pompiers de Paris. Aujourd’hui, il ne laisse que de bonnes vibrations derrière lui.

La musique dans la peau

Avant même de deve­nir pom­pier, Domi­nique Fiau­drin bai­gnait dans le monde de la musique. Au sein de la musique muni­ci­pale de Sou­gé-le-Gane­lon (72), diri­gée par son père, il fait ses pre­mières gammes. À la suite de cette expé­rience, il entre à l’école de musique de Fres­nay-sur-Sarthe puis crée l’orchestre des jeunes de Sougé.

Après cela, il décide de rejoindre les sapeurs-pom­piers de Paris, un métier bien éloi­gné de la musique. Enfin, le croit-il à l’époque. Il n’entendra donc plus de sons mélo­dieux au quo­ti­dien, si ce n’est celui des sirènes des camions rouges.

Le chant des sirènes

En jan­vier 1982, le major est incor­po­ré à la Bri­gade. Affec­té à la 28e com­pa­gnie, ses supé­rieurs lui évoquent la pos­si­bi­li­té de rejoindre l’orchestre des pom­piers mais sa pas­sion pour l’opérationnel est encore trop vive.

Puis, après maintes réflexions et dis­cus­sions, et avec le sou­tien de ses col­lègues, il se laisse convaincre. Sachant qu’il pour­ra pour­suivre son action sur le ter­rain, il prend cette déci­sion et est titu­la­ri­sé à la Musique en 1983. 

Un sol­fège de diplômes

En 1986, le major Fiau­drin entre dans l’encadrement de la for­ma­tion musi­cale et à ce titre, il quitte le centre de secours auquel il est affec­té. En tant que chef de la Musique, il est pro­mu au grade de ser­gent-chef, puis d’adjudant, en 1999. Dans le cadre de l’évolution de sa car­rière, après le cer­ti­fi­cat tech­nique du 1er degré de sapeur-pom­pier, il obtient les cer­ti­fi­cats tech­niques de 1er et 2e degré d’harmonie et chef de fan­fare de l’infanterie. Il a éga­le­ment sui­vi des cours pri­vés d’harmonie et des études musi­cales au conser­va­toire Paul Dukas, à Paris. 

La musique de la Bri­gade et le major Fiau­drin à “Vive­ment Dimanche” de Michel Dru­cker sur France 2

Le major ferme le ban

Ain­si, pen­dant un tiers de ses 39 ans de car­rière, il aura tenu le rôle de chef de la Musique et il prend aujourd’­hui sa retraite. Sa rigueur, son inves­tis­se­ment total et sa dis­po­ni­bi­li­té à toute épreuve feront date, comme peuvent en témoi­gner ceux qui ont croi­sé son chemin.. 

Après cette longue et magni­fique car­rière, qui lui a valu der­niè­re­ment un article dans la revue Inter­na­tio­nal mili­ta­ry music society (IMMS), à l’annonce de son départ, nous lui sou­hai­tons une belle retraite pleine d’harmonie.


Concert du couvre feu par l’or­chestre d’har­mo­nie avec Astrig Siranossian

L’ORCHESTRATION DE LA MUSIQUE DE LA BRIGADE

La Musique des sapeurs-pom­piers de Paris, rat­ta­chée admi­nis­tra­ti­ve­ment au grou­pe­ment de for­ma­tion et de secours au sein de la sixième com­pa­gnie de com­man­de­ment et de logis­tique, est com­po­sée de 51 enga­gés et de quatre sous-offi­ciers. Elle se divise en deux for­ma­tions : -l’orchestre d’harmonie : ensemble musi­cal réunis­sant les bois, les cuivres et les per­cus­sions et une contre­basse à cordes ;-la bat­te­rie : ensemble musi­cal réunis­sant les ins­tru­ments d’ordonnance (bat­te­rie fan­fare tra­di­tion­nelle consti­tuée d’ins­tru­ments à sons naturels). 


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Pho­tos BSPP

3 réflexions sur “MAJOR DOMINIQUE FIAUDRIN, un final sans fausse note”

  1. Fier de t’a­voir côtoyé en com­pa­gnie puis lors des nom­breuses prises d’armes. Mer­ci pour ta gen­tillesse et ton professionnalisme

  2. Bon­jour Domi­nique, je suis ren­tré à la bri­gade le 01 jan­vier 1985. Ayant été pen­dant 12 ans au grou­pe­ment ins­truc­tion (st Denis et Vil­le­neuve St Georges) je t’ai ren­con­tré de nom­breuses fois…je te sou­haite une retraite bien mérité.…
    Cch brou­tin Phi­lippe (43487) 👏👏

  3. Bon­jour Dominique,
    nous avons tra­vaillé ensemble pen­dant de nom­breuses années à l’é­poque du BFI.
    Je garde un excellent sou­ve­nir de cette période et je te sou­haite une excel­lente et longue retraite…en musique !
    Amicalement.
    ADC (ER) Patrice Westphal.

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