Mar­ving Esca­vo­caf —  — Modi­fiée le 14 juin 2022 à 03 h 01 

#BrigadeInside — Dans les années 90, à la demande des sous-officiers décorés de cette médaille, la 1831e section de médaillés militaires — sapeurs-pompiers de Paris a vu le jour . La création de cette section, le 3 septembre 1998, démontre l’importance de cette décoration empreinte de valeurs.

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La 1831e sec­tion de médaillés mili­taires — sapeurs-pom­piers de Paris a pour mis­sion, tout au long de l’année, de por­ter haut les valeurs de la médaille mili­taire au sein de la BSPP. Elle per­met aus­si de pro­mou­voir la mémoire des anciens médaillés et par­ti­cipe au rayon­ne­ment de la socié­té natio­nale d’entraide de la Médaille mili­taire (SNEMM). Cette sec­tion est la plus active de France et d’Outre-mer, par­mi les 650 sec­tions que compte la SNEMM. Depuis le 26 novembre 2021, elle est pré­si­dée par l’adjudant-chef Thier­ry Ber­the­lo­meau, chef de groupe à la sec­tion conten­tieux opé­ra­tion­nel de la Brigade.

Un peu d’histoire
Créée le 3 sep­tembre 1998 sous la pré­si­dence du major Eixea (ER), la sec­tion est née sous l’impulsion de nom­breux sous-offi­ciers de la Bri­gade déco­rés de la médaille mili­taire.
« Ils sou­hai­taient qu’une sec­tion soit créée au même titre que d’autres corps d’armée » nous explique l’adjudant-chef Thier­ry Ber­the­lo­meau. Quelques mois plus tard, comme c’est le cas pour toutes les sec­tions de médaillés mili­taires, celle de la Bri­gade se voit attri­buer son dra­peau. Ce der­nier est remis le 27 juin 1999 par le Géné­ral Richard Lefèvre, com­man­dant la Bri­gade à l’époque. Véri­table sym­bole de repré­sen­ta­tion des médaillés mili­taires, il arbore sur son avers l’insigne de la BSPP et sur son revers la Médaille mili­taire sur­mon­tée de la devise « Valeur et dis­ci­pline ». Depuis, le dra­peau est pré­sent à cha­cune des céré­mo­nies aux­quelles la sec­tion des médaillés mili­taires est conviée telles que les pré­sen­ta­tions des recrues au dra­peau (PRD) ou les pas­sa­tions de chefs de corps. Il flotte éga­le­ment lors de céré­mo­nies pres­ti­gieuses, en par­ti­cu­lier aux Inva­lides, le 18 sep­tembre ou lors du ravi­vage de la flamme sous l’Arc de Triomphe. Enfin, sa pré­sence aux obsèques de sapeurs-pom­piers de Paris décé­dés en ser­vice et déco­rés à titre post­hume ou d’anciens médaillés mili­taires, est une véri­table marque de respect.

La Médaille militaire

La Médaille mili­taire a été créée le 22 jan­vier 1852 par Louis-Napo­léon Bona­parte, neveu de Napo­léon 1er et unique pré­sident de la deuxième Répu­blique. Il signe le décret de créa­tion d’une nou­velle médaille à l’attention des sol­dats et sous-offi­ciers de l’armée de Terre et de Mer. Cette déci­sion va dans la conti­nui­té de la Légion d’honneur, créée 50 ans aupa­ra­vant par son oncle. « Louis-Napo­léon Bona­parte crée cette médaille afin de récom­pen­ser les mérites des mili­taires du rang et sous-offi­ciers », nous pré­cise l’adjudant-chef.

La sec­tion recense aujourd’hui 247 adhé­rents. Un tiers est com­po­sé de per­son­nel d’active. Retrai­tés, membres asso­ciés ou des dames d’entraide com­posent le reste de l’effectif. Elle fonc­tionne sous le prin­cipe d’une asso­cia­tion, avec un bureau, un comi­té, des membres hono­raires, des porte-dra­peaux… Les membres sont élus lors des assem­blées géné­rales. Les membres asso­ciés et les dames d’entraide ne sont pas médaillés mili­taires. Par exemple, nous explique le pré­sident, « une jeune femme, Marie-Vir­gi­nie D. nous a rejoint récem­ment. Elle est pas­sion­née d’histoire mili­taire, ain­si, elle nous aide à faire rayon­ner la sec­tion et son his­toire. Les femmes d’entraide sont, quant à elles, géné­ra­le­ment les veuves d’anciens ». Les membres hono­raires sont les pré­cé­dents pré­si­dents de la sec­tion. Chaque adhé­rent cotise à hau­teur de 25 € par an. 6,25 € reviennent à la sec­tion, le reste étant rever­sé à la SNEMM.

Selon l’article 5 du décret de la Médaille mili­taire, les sol­dats et sous-offi­ciers doivent répondre à une des condi­tions sui­vantes, pour être récom­pen­sés après huit années de ser­vice : être cités à l’ordre de l’armée peu importe leur ancien­ne­té, avoir été bles­sé au com­bat ou en ser­vice com­man­dé, avoir été récom­pen­sé pour des actes de cou­rage et de dévoue­ment. Et depuis 2009, la médaille mili­taire est décer­née à titre post­hume à tout mili­taire du rang ou sous-offi­cier mort pour la France.

La médaille est sus­pen­due par un ruban jaune bor­dé de vert de chaque côté. Ces cou­leurs rap­pellent l’ordre de la cou­ronne de fer créé par Napo­léon 1er. Plu­sieurs fois modi­fiée, la médaille arbore aujourd’hui sur son avant l’effigie de la Répu­blique entou­ré d’un cercle bleu sur lequel est ins­crit « Répu­blique Fran­çaise », lui-même entou­ré de feuilles de lau­rier. L’inscription « Valeur et Dis­ci­pline » est gra­vée sur le revers. Au-des­sus se trouvent les attri­buts des dif­fé­rents corps d’armée (canon, cui­rasse, ancre de marine, hache, sabre et épée) « Cette médaille est la plus haute dis­tinc­tion mili­taire fran­çaise et occupe la troi­sième place dans l’ordre de pré­séance des déco­ra­tions fran­çaises » nous fait remar­quer l’adjudant-chef Thier­ry Ber­the­lo­meau. Devant elle, se placent la Légion d’honneur et l’Ordre de la libé­ra­tion. Sachant que ce der­nier ne sera plus décer­né, elle devient en quelque sorte la deuxième déco­ra­tion dans l’ordre. « Elle est donc pres­ti­gieuse et se la voir attri­buer est, pour chaque réci­pien­daire, un hon­neur. En outre, la Médaille mili­taire est confé­rée au nom du pré­sident de la Répu­blique et c’est la seule déco­ra­tion qui peut être por­tée dès paru­tion au Jour­nal Offi­ciel, avant sa remise offi­cielle » ajoute le pré­sident de la section.

Pho­to Richard Guigue

C’est la grande chan­cel­le­rie de la Légion d’honneur qui sta­tue les dos­siers d’attribution de la médaille mili­taire. Cha­cun des pré­ten­dants consti­tue son dos­sier sur demande de la chan­cel­le­rie Bri­gade. Ce der­nier est ensuite véri­fié et trans­mis au Minis­tère des Armées. À la Bri­gade, les médaillés mili­taires sont déco­rés phy­si­que­ment à l’occasion des grandes cérémonies.

La SNEMM sou­tient les médaillés mili­taires
La SNEMM fédère les 650 sec­tions de médaillés mili­taires de France et d’Outre-mer. Basée à Paris, sa pré­si­dence est assu­rée par un pré­sident géné­ral, José Réal. « Elle s’attache au rayon­ne­ment de la médaille mili­taire et mani­feste sa bien­veillance à l’égard des anciens » déclare l’adjudant-chef Thier­ry Ber­the­lo­meau. Il ajoute que « la SNEMM, c’est bien plus que ça, elle joue un rôle d’entraide au pro­fit de ses membres malades, bles­sés ou en dif­fi­cul­té. Elle sou­tient les familles et orphe­lins des hommes et femmes tués au com­bat et déco­rés à titre post­hume. Il est impor­tant de le savoir car nous sommes concer­nés à la Bri­gade. Les enfants de nos der­niers morts au feu auront droit à une bourse sco­laire, les épouses ont été aidées finan­ciè­re­ment et peuvent béné­fi­cier de pres­ta­tions diverses. La SNEMM sou­tient éga­le­ment les bles­sés des forces armées en étant par­te­naire des “Invic­tus games”*. C’est pour­quoi il est à mon sens impor­tant d’adhérer à la 1831e section ».

*Com­pé­ti­tion mul­ti­sports pour sol­dats et vété­rans de guerre bles­sés et per­sonnes en situa­tion de handicap.

Plus d’infos…

Site inter­net des Médaillés mili­taires BSPP : http://www.medaillemilitairebspp.com/

Pho­to : Syl­via Borel


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