PARIS XIXe : feu de complexe… très complexe

Retour d’inter — La nuit est tombée depuis deux heures et plusieurs appels alertent les sapeurs-pompiers de Paris. Les reconnaissances débutent vers 20 h 30 et mettront rapidement en lumière un incendie au sein d’un complexe d’entrepôts de près de trois hectares. L’extinction durera toute la nuit…

CNE Flo­rian Loin­tier —  — Modi­fiée le 5 mai 2021 à 09 h 59 

« Il y a une odeur de fumées dans la rue. J’habite dans le XIXe arron­dis­se­ment », alerte un témoin lors d’une prise d’appel au centre opé­ra­tion­nel de la bri­gade de sapeurs-pom­piers de Paris.

Le feu a lieu sur la com­mune de Pan­tin (93) dans un com­plexe d’entrepôts d’environ trois hec­tares. Autant dire que les recon­nais­sances à effec­tuer sont colos­sales compte-tenu de la pré­sence de fumées à divers endroits. Dès le départ, de nom­breux moyens de lutte contre l’incendie sont envoyés. Mais les appels d’inquiétudes conti­nuent d’arriver à l’état-major des pom­piers de Paris.

Après des recon­nais­sances assez pous­sées, le feu se déve­loppe à l’in­té­rieur de plu­sieurs alvéoles à usage de sto­ckages divers et de tex­tiles. Le bâti­ment est com­plexe, éten­du et éle­vé sur deux étages avec une des­serte inté­rieure. Mais bien­tôt, les pom­piers encadrent les lieux et mettent en place des moyens hydrau­liques puis­sants : lances Q4, bras élé­va­teur aériens ali­men­tés par des lignes de 110 mm et robot d’ex­tinc­tion. Un drone com­plète le dis­po­si­tif afin de visua­li­ser les points chauds avec plus de précision.

Un incen­die dif­fi­cile à atteindre

Les secours sont confron­tés à des dif­fi­cul­tés en rai­son de l’imbrication des lieux et du pou­voir calo­ri­fique très impor­tant des maté­riaux et des sto­ckages sur plu­sieurs niveaux. Cela engendre des fumées qui inquiètent les habi­tants des com­munes et des arron­dis­se­ments pari­siens (XVe, XVIe, XVIIe, XVIIIe et XIXe) situés à proxi­mi­té en rai­son d’un vent de sec­teur Est/­Nord-Est (dans l’axe du canal de l’Ourcq à proxi­mi­té). Les appels redoublent au centre opé­ra­tion­nel où l’on ras­sure la popu­la­tion en l’in­vi­tant à bien res­ter à leur domicile.

Le labo­ra­toire cen­tral de la pré­fec­ture de Police est deman­dé sur place et mène les inves­ti­ga­tions pour déter­mi­ner les causes et cir­cons­tances de l’incendie. De plus, des pré­lè­ve­ments sont effec­tués par le biais de l’astreinte chi­mique afin de déter­mi­ner la toxi­ci­té des fumées. Le résul­tat s’a­vè­re­ra, selon les pre­mières consta­ta­tions, sans dan­ger par­ti­cu­lier pour la popu­la­tion et l’environnement.

Un bilan sani­taire et maté­riel (presque) miraculeux

Au total, près de 130 sapeurs-pom­piers de Paris ont été déployés pour mener les mis­sions simul­ta­nées d’extinction, de recon­nais­sances, de sécu­ri­sa­tion des lieux et de déblai.

Dix lances sont néces­saires ain­si que des moyens élé­va­teurs aériens, le robot d’extinction, un drone de recon­nais­sance et des dis­po­si­tifs de trans­port d’eau appe­lés FACA (pour four­gon d’ap­pui et camion d’ac­com­pa­gne­ment) en rai­son de la néces­si­té de dis­po­ser d’un apport impor­tant et immé­diat en eau.

Le feu est éteint en un peu plus de 9 heures.

Aucune vic­time n’est à déplo­rer. Mais deux sol­dats du feu seront bles­sés légè­re­ment en rai­son de l’ef­fort intense deman­dé par ce type d’intervention.

Une phase de sur­veillance des foyers rési­duels est mise en place vers 8 h 00. Elle per­met de pré­ve­nir tout risque de reprise de feu.


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