STAYING ALIVE, l’appli qui sauve des vies

L’appli STAYING ALIVE sauve des vies. Comment ? En mobilisant des secouristes proches d’une victime en arrêt cardio-respiratoire et en localisant les défibrillateurs. Cette appli est gratuite et n’entraine pas une surconsommation de la batterie.  Elle fonctionne surtout grâce aux “bons samaritains” qui se sont inscrits. La BSPP participe à cette belle aventure solidaire et efficace. Vous pouvez vous aussi devenir un bon samaritains si vous êtes titulaire de d’un diplôme de secourisme (même ancien). Elle ne vous engage pas à intervenir en cas de sollicitation. Vous pouvez refuser de « décaler ». Vous n’êtes géolocalisés que lorsque vous vous trouvez à proximité d’une victime d’ACR. Alors ? On peut compter sur vous ?

 

Renforcer le premier maillon de la chaine de survie

Dans la prise en charge des arrêts cardiaques extra-hospitalier, le grand public est le premier maillon d’une chaine dont l’unique objectif est sauver la vie du patient : les témoins doivent dépister l’arrêt cardiaque, passer l’alerte aux secours, commencer le massage cardiaque externe, mettre en place et utiliser le défibrillateur automatique externe public (DAEp) le plus proche.

Le taux de formation de la population aux gestes qui sauvent n’est que de 40 %. Il est possible de guider par téléphone un témoin naïf afin qu’il réalise un massage cardiaque, mais le nombre de patient en arrêt cardiaque bénéficiant d’un massage avant l’arrivée des secours ne dépasse pas 50 %. Comme dans toute chaine, le maillon le plus faible détermine la robustesse du système : cela est particulièrement vrai pour l’arrêt cardiaque puisqu’une minute sans massage cardiaque obère de 10 % les chances de survie du patient et que le délai médian de présentation des premiers engins de secours est, en France, de plus de 10 minutes.

Une solution technologique validée par la communauté scientifique

S’appuyant sur des expériences réussies dans d’autres pays (Pays-Bas, pays scandinaves, Israël etc.), une startup, AEDMAP, a développé l’application pour smartphone STAYING ALIVE. Celle-ci fournit une cartographie des défibrillateurs les plus proches, et permet d’alerter  les  volontaires  ou  « bon  samaritains (BS)» formés au secourisme situés à proximité.

Ainsi lorsqu’un arrêt cardiaque est dépisté au centre de traitement de l’alerte 18-112, l’opérateur déclenche l’alerte sur l’application. Les BS situés à moins de 500 mètres de l’intervention reçoivent une demande de disponibilité sur leur smartphone. Dans l’affirmative, ils sont guidés par cartographie soit jusqu’à la victime, soit d’abord vers le défibrillateur le plus proche. Cela concerne les trois arrêts cardiaques sur voie publique quotidien du secteur BSPP.

Interview du MP Derkenne

Staying Alive : premiers défis et résultats 2016-2017

  1. Un partenariat gracieux entre AEDMAP et la BSPP a permis, dès 2016 :
  • de sécuriser les aspects médico-légaux avec les juristes de la BSPP et de la Direction Générale de la

Sécurité Civile et de la Gestion de Crise : aucune « non-assistance à personne en danger » ne peut être retenue à l’encontre d’un bon samaritain refusant une alerte et ceux qui interviennent sont couverts en cas d’accident par le statut de « collaborateur occasionnel du service public ». A ce stade, et afin de commencer ne manière parfaitement sécurisée, seules les personnes formées au secourisme ont été autorisées à s’inscrire comme bon samaritain, et leur emploi a été limité aux lieux publics.

  • de recruter des bons samaritains dans nos viviers naturels : sapeurs-Pompiers de Paris, volontaires d’associations agrées de sécurité civile, soignants. Le grand public a également été informé.
  • de former les opérateurs du centre de traitement de l’alerte à ce nouvel outil très inhabituel pour des pompiers

 

  • enfin, de déployer l’application sur un premier terrain test et d’apporter des réponses technologiques aux premiers freins rencontrés : géolocalisation non permanente des bons samaritains, aucune surconsommation de la batterie des smartphones

Depuis 2017, le système monte en puissance et en efficacité. 14 000 bons samaritains ont été recrutés, 250 ont reçu une alerte sur le secteur BSPP (56 se déplaçant, 30 arrivant sur les lieux, dont 5 avant les secours avec réalisation de gestes de secours). En décembre, un patient de 36 ans doit très probablement sa survie sans séquelle aux gestes réalisés par un bon samaritain. Par ailleurs, au 18-112, l’accès à la cartographie des DAEp a permis d’augmenter de 5 à 13 le nombre de DAEp posés chaque mois, sur conseil des opérateurs, avant l’arrivée des secours.

Il est probable que ces premiers résultats puissent continuer à progresser proportionnellement au nombre de bons samaritains recrutés et à la probabilité que l’un d’eux se trouve à proximité immédiate de la victime.

Le bon samaritain, marqueur de la transformation des systèmes de secours

Première application utilisée pour envoyer des citoyens porter secours, STAYING ALIVE aide à rendre la population plus résiliente. Elle permet de l’impliquer pour sa propre santé et d’entretenir ses compétences de secourisme, de tisser un lien social assez rare mais extrêmement fort d’un geste qui sauve purement altruiste et gratuit. La communication indispensable au recrutement de nouveaux BS permet de promouvoir l’importance du secourisme et l’utilisation des DAE publics.

Les bons samaritains étant pour grande partie des soignants, des acteurs associatifs ou professionnels de l’urgence, leur emploi dans ce cadre renforce le sentiment de cohésion nationale et la fierté d’appartenir à ces institutions. Le projet de Service National Universel sera une opportunité pour former aux gestes qui sauvent le plus grand nombre ; l’application STAYING ALIVE pourra s’inscrire dans l’utilisation de ces compétences.

Depuis 2018, la création d’un fond de dotation bon samaritain à but non lucratif permet à tous les SDIS et SAMU d’utiliser gracieusement cet outil.

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7 commentaires

  1. bonjour,
    je voudrais savoir si cette apli marche aussi dans le département de Seine et Marne
    merci

  2. Bonjour,
    L’appli Staying Alive n’est pas encore opérationnelle en Seine-et-Marne, mais des discussions ont été entamées avec les différents SDIS de France pour que son rayon d’action s’agrandisse.
    Merci.

  3. TR bien

  4. Bonjour

  5. Bonjour,
    je voudrais savoir si l appli fonctionne en Ariège ?
    merci

  6. Bonjour,
    – elle marche pour l’aspect “cartographie des DSA” dans l’ensemble de l’hexagone et même plusieurs pays étrangers
    – elle marche pour l’instant pour l’aspect bon samaritain dans les départements Haute Saone, Lot et Garonne, 75, 92, 93 et 94
    – elle est en cours de déploiement dans plusieurs autres départements, qui ne souhaitent pas forcément communique dessus tant que ce n’est pas fait.
    Merci de nous lire.

  7. Bonjour,
    Quelques mots sur l’appli Staying Alive :
    – elle marche pour l’instant pour l’aspect bon samaritain dans les départements Haute-Saone, Lot et Garonne, 75, 92, 93 et 94
    – elle marche pour l’aspect “cartographie des DSA” dans l’ensemble de l’hexagone et même plusieurs pays étrangers
    – elle est en cours de déploiement dans plusieurs autres départements, qui ne souhaitent pas forcément communique dessus tant que ce n’est pas fait.
    Merci de nous lire.

CRÉDITS

Texte

MP DERKENNE, Dr LESAFFRE

MC TRAVERS

Vidéo

Propos recueillis par Harry Couvin

Réalisation et montage : Sapeur Pierre-Edouard Gosselet

Caporal Dimitri Stolbowski

allo18

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